InternationalUnion européenne

Charles-Henri Gallois : « La voix de la France sous Macron n’est plus crédible »

ENTRETIEN. Paris prévoit d’interdire l’accès des ports français aux chalutiers anglais après que les pêcheurs normands ont été interdit de mer par le Brexit. Un contexte qui s’enlise dans les négociations. Nous avons interrogé Charles-Henri Gallois, président de Génération Frexit, à ce sujet.

Charles-Henri Gallois : « La voix de la France sous Macron n’est plus crédible »


Front Populaire : Depuis le Brexit, les tensions semblent ne faire que s’accentuer entre les pêcheurs des deux côtés de la Manche. Vous qui avez défendu le Brexit ardemment, comment analysez-vous cette situation ?

Charles-Henri Gallois : Cette situation était malheureusement prévisible pour quiconque avait suivi l’accord concernant la pêche. Cet accord a été très mal négocié par l’UE. Pour résumer, l’accord prévoit que les pêcheurs de l’UE qui ont pêché dans la zone britannique pendant 4 années entre 2012 et 2016 peuvent continuer à accéder à y travailler jusqu’en 2026. Or la flotte française est constituée de beaucoup de petits bateaux qui n’ont pas de système d’enregistrement. Ces bateaux ne peuvent donc pas prouver qu’ils pêchaient dans les eaux britanniques entre 2012 et 2016. Les Britanniques appliquent strictement l’accord et refusent de leur donner une licence. Ils sont dans leur bon droit. Le problème ne vient par conséquent pas du gouvernement britannique qui applique l’accord mais bien de l’Union européenne qui a négocié cet accord néfaste pour les intérêts français et de notre gouvernement incompétent qui n’a rien vu venir et a validé l’accord en l’état.

Front Populaire : Que pensez-vous du traitement médiatique de cette affaire côté européen ?

Charles-Henri Gallois : Les autres pays européens en parlent peu. La médiatisation est essentiellement au Royaume-Uni et en France. Et pour cause, la mauvaise négociation de l’UE touche principalement la flotte française. 40 % des licences françaises ont été refusées pour les raisons que j’évoque dans la première question (petite flotte sans système d’enregistrement) alors que globalement 90 % des licences demandées par les bateaux de pêcheurs de l’UE ont été acceptées par le Royaume-Uni. Les médias britanniques ne comprennent pas le chantage français et les médias français n’expliquent jamais ce que contient l’accord et pourquoi les licences sont...

Contenu disponible gratuitement

65 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour accéder à la totalité des contenus gratuits, vous devez vous connecter ou créer un compte.

Chargement des commentaires...

Vous aimerez aussi

FP+