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En immersion avec la police d’Angers, une députée LREM est caillassée Abonnés

ARTICLE. La députée LREM du Maine-et-Loire Nicole Dubré-Chirat s’est retrouvée piégée samedi soir dernier lorsque la brigade de la BAC avec laquelle elle était en immersion s’est fait attaquer. L’expérience a mis en lumière la vulnérabilité des policiers dans les villes de France.

En immersion avec la police d’Angers, une députée LREM est caillassée
Publié le 9 juin 2021

L’éternel retour du concret ! Dans la nuit du samedi 5 juin, la députée LREM de la 6e conscription de Maine-et-Loire, Nicole Dubré-Chirat, a suivi un équipage de la brigade anticriminalité pour assister à son travail aux abords d’Angers. Mais l'équipe a rapidement été prise d’assaut et subi des lancers de pierres et de pommes de terre congelées.

« J’avais déjà suivi, durant plusieurs jours, un équipage de police secours », précise l'élue à Ouest France.

C’est donc cette fois avec la BAC que Nicole Dubré-Chirat a passé quatre heures, samedi soir. Vers 23h30, les policiers se sont rendus au quartier de la Roseraie pour intervenir après un appel se plaignant de rodéos de moto. C’est là que la voiture a été bombardée par des projectiles, dont des pommes de terre congelées, mais aussi des pierres et des tirs de mortier.

« J’ai tout vu en direct »

La députée est alors restée presque deux heures dans la voiture en attendant que le chaos se dissipe. Les policiers se sont défendus en utilisant six grenades lacrymogènes ainsi qu’en tirant à sept reprises avec leur lanceur de balles de défense (LBD). Vers 1h15 du matin, la foule s’est dispersée. L’altercation, bien que relativement mineure à l’échelle de ce qu’il peut se passer ailleurs en France, a tout de même blessé un fonctionnaire au visage et a ravivé la polémique autour du manque de soutien de l'État.

« Elle voulait comprendre la réalité du terrain, elle a vu ce que c’était », a expliqué un policier de la BAC, pour qui la situation est très tendue et dure depuis de « trop nombreux mois ». La réalité du terrain a donc certainement eu un impact important sur Nicole Dubré-Chirat : « Je voulais voir comment la police travaillait, avec quels moyens. On sait qu’en ce moment, elle est sollicitée quotidiennement et parfois mise en cause. Je sais aussi que les habitants du quartier ont peur. Là, j’ai tout vu en direct. »

L’expérience a ouvert les yeux de Madame Dubré-Chirat, laquelle a témoigné à Ouest France : « Il faut des effectifs en plus dans ces quartiers ». La députée de Maine-et-Loire compte faire part de ces constatations lors d’une prochaine visite au ministère de l'Intérieur. Les vertus du terrain…

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