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Au Canada, le « mégenrage » est désormais considéré comme une violation des droits de l’homme Abonnés

ARTICLE. Depuis une récente décision de justice au Canada, le fait de ne pas utiliser les pronoms qu’une personne s’est choisie constitue une violation des droits de l’homme. Un pas de plus vers l’enfer woke ?

Au Canada, le « mégenrage » est désormais considéré comme une violation des droits de l’homme


Au Canada, le wokisme peut désormais compter sur la justice pour servir ses intérêts. En témoigne la récente affaire qui a défrayé la chronique canadienne, et qui a vu Jessie Nelson, ex-serveur « non-binaire » au restaurant Buono Osteria en Colombie-Britannique (côte Ouest du Canada), récolter 30.000$ en dommages et intérêts (soit environ 20.533 euros)… pour « mégenrage » (misgendering en anglais). L’intéressé(e), née femme, se définit (entre autres) comme « non-binaire » – dans le lexique woke, un individu ne s’identifiant ni totalement à un homme, ni totalement à une femme – et demandait à ce titre à ce que son entourage réfère à elle avec les pronoms « ils » et « eux » (they/them en anglais). Sauf que certains de ses collègues ont refusé de se conformer à cette exigence…

Renvoyée quatre jours après une altercation verbale avec son patron Brian Gobelle, Jessie Nelson a ensuite porté plainte, et il n’a pas fallu longtemps avant que la justice canadienne ne prenne le relais. Verdict du tribunal des droits de l’homme de Colombie-Britannique : 30.000 $ de dommages et intérêts à verser à la « victime », et obligation pour le restaurant de mettre en place des sessions de sensibilisation aux « droits de l’homme » pour tout le personnel, ainsi que d’inclure une clause dans le règlement de l’entreprise pour reconnaître le droit de tout employé à se voir qualifié avec les pronoms de son choix.

Pour Devyn Cousineau, représentante du tribunal des droits de l’homme de Colombie-Britannique, « pour les personnes trans, non-binaires, ou non-cisgenres, utiliser les bons pronoms valide et confirme que ces personnes méritent autant de respect et de dignité que les autres ». La décision fera date, Common law canadienne et primat de la jurisprudence sur la loi obligent : « mégenrer » un individu – c’est-à-dire utiliser d’autres pronoms pour le qualifier que ceux qu’il s’est lui-même choisis – sera désormais considéré comme une violation des droits de l’homme, et pourra être condamné comme tel. Cet inquiétant précédent juridique parviendra-t-il à s’infiltrer jusqu’en France ? L’avenir nous le dira.

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