Europe
Macron
Macron sur l’Europe : doit-on s’inquiéter ? Abonnés

ARTICLE. En vue de la présidence française de l’UE (PFUE), Emmanuel Macron a détaillé hier les grandes lignes de sa vision de l’Europe, dans le cadre d’une conférence de presse organisée à l’Élysée. Doit-on s’inquiéter des annonces du président de la République sur la « souveraineté européenne » ?

Macron sur l’Europe : doit-on s’inquiéter ?


À l’aise, comme un poisson dans l’eau, notre président s’est une fois encore mis en scène dans un exercice de type « Grand oral ». Trois semaines avant la présidence française de l’UE (PFUE), qui commencera le 1er janvier 2022, Emmanuel Macron a présenté ses priorités pour ce mandat – le triptyque « relance, puissance, appartenance » – dans le cadre d’une conférence de presse tenue à l’Élysée le 9 décembre. Plus de deux heures durant, il y a expliqué toute l’importance que la Macronie accordait à cette PFUE, avant de répondre aux questions de la presse.

Européisme féroce oblige, Macron a pour une fois laissé l’ambivalence et le « en même temps » de côté : « Nous devons passer d'une Europe de coopération à l'intérieur de nos frontières à une Europe puissante dans le monde, pleinement souveraine » et capable de défendre les frontières de l’Europe. Il insiste : « Nombreux sont ceux qui voudraient s'en remettre aux seules nations. L'unité européenne est leur complément indispensable ». Avant de voir si on est en droit de s’inquiéter, voyons quelles sont les mesures fortes annoncées par Emmanuel Macron.

« Relance »

Le premier volet du projet est la « relance ». Il comprend toutes les mesures économiques à mettre en place dans l’UE. Le chef de l’État a expliqué que « nous défendrons la France », mais sans toutefois « considérer que l’Europe se réduit à la France ». En conséquence, « des gros projets européens iront sur tel ou tel site qui n’est pas français ». La couleur a le mérite d’être annoncée.  Étrangement lucide, Macron compare l’Europe, comme on l’a connue jusqu’à maintenant, à un marché sans règles où « ne se retrouvent plus les classes moyennes et populaires ». Cela aurait « nourri le Brexit »....

Contenu réservé aux abonnés

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

Publié le 10 décembre 2021
commentaireCommenter