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Le jeu des 7 familles Abonnés

Sept milliardaires, pour qui la presse n’est qu’un investissement parmi d’autres, contrôlent la plupart des grands médias français. Même s’ils n’y trouvent pas forcément une source de rentabilité financière, posséder un quotidien national ou une chaîne d’information continue réprésente pour eux un inestimable levier d’influence politique. Phénomène de cour oblige, certains de ces richissimes médiacrates n’ont pas hésité ces dernières années à déclarer publiquement leur flamme à Emmanuel Macron.

Le jeu des 7 familles


Bernard Arnault, P.-D.G. de Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH)



Fortune professionnelle estimée : 157 milliards d’euros


Patrick Drahi, Actionnaire de référence de SFR, British Telecom et Altice Portugal

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Fortune professionnelle estimée : 13 milliards d’euros


Vincent Bolloré : sa société familiale compte parmi les dix premiers groupes mondiaux du secteur du transport et de la logistique, et possède notamment une demi-douzaine de dépôts pétroliers en France.



Fortune professionnelle estimée : 8,2 milliards d’euros


Martin Bouygues : sa société familiale figure parmi les trois premiers groupes de BTP européens.



Fortune professionnelle estimée : 3,2 milliards d’euros


Daniel Kretinsky, président du groupe tchèque EPH, sixième producteur d’énergie européen



Fortune professionnelle estimée : 3 milliards d’euros


Les héritiers Dassault, leur société familiale regroupe le premier éditeur de logiciels ainsi que le second constructeur d’avions français.



Fortune professionnelle estimée : 26,6 milliards d’euros


François Pinault, principal actionnaire de Kering, troisième groupe de luxe français (Yves Saint Laurent, Gucci, Boucheron…).



Fortune professionnelle estimée : 41,5 milliards d’euros


Le cas particulier de Xavier Niel :



Le 14 avril 2021, le principal actionnaire de Free, qui ne cache pas sa proximité avec Emmanuel Macron (« on a un super Président », déclarait-il le 6 décembre 2018 sur Europe 1), a annoncé la cession de l’intégralité de ses participations dans la presse (Le Monde, L’Obs, Télérama, La Vie, France-Antilles, Nice-Matin, Paris Turf) à une fondation baptisée "Fonds pour l’indépendance de la presse". Indépendance toute relative puisque l’un de ses propres fils, un certain Jules Niel, vingt et un ans, siège au conseil d’administration de la nouvelle entité. Notons aussi que l'homme d'affaires n'a pas transféré à ladite fondation les participations minoritaires qu’il détient dans le média en ligne Brut et dans la société audiovisuelle Mediawan, connue pour produire l’émission C à vous sur France 5.

Fortune professionnelle...

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