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Récidive : après le coup des masques, celui de l’uranium

30/11/2020

OPINION. Au palmarès des dégâts économiques et sociaux, les Français pourraient ne pas trop attendre pour mesurer combien l’impéritie de l’absence de stock stratégique de masques aura joué petits bras devant celle menaçant de sacrifier un stock électroénergétique en uranium appauvri apte à assurer au pays 1000 ans de confort électrique bon marché.

Récidive : après le coup des masques, celui de l’uranium

Au palmarès des dégâts économiques et sociaux, les Français pourraient ne pas attendre longtemps pour mesurer combien l’impéritie de l’absence de stock stratégique de masques aura joué petits bras devant celle menaçant de sacrifier un stock électroénergétique en uranium appauvri (Uappauvri) apte à assurer au pays 1000 ans de confort électrique bon marché. La menace émane du ministère de la Transition énergétique et solidaire (MTES), lui-même, se proposant aujourd’hui d’être à la fois le maître d’œuvre et le maître d’ouvrage du saccage d’une inestimable richesse nationale (1) ; le vocable « impéritie » ne suffisant plus à qualifier ce qu’il faut bien appeler forfaiture d’État.

Comment un organe gouvernemental aussi essentiel à l’élaboration pérenne de la prospérité nationale peut-il à ce point bafouer l’exigence d’expertise qu’il est censé incarner au service de la collectivité, faire autant injure à une déontologie professionnelle que la Constitution lui fait obligation de montrer exemplaire en toute circonstance ? Aux plus hauts niveaux décisionnels de notre État, qu’y a-t-il, en effet, d’expert et de déontologique à se décharger sur le peuple de sa compétence et de sa responsabilité à décider ou non de transformer en déchets le stock national d’Uappauvri ? Le suffrage universel a-t-il placé là où ils sont les décideurs concernés pour les voir confier aux plus humbles de leurs administrés la résolution d’un problème d’une extraordinaire complexité, leur en falsifiant de surcroît l’énoncé pour spécialistes et leur donnant l’illusion d’une habilitation à décider au plus haut niveau, à l’aide de la plus grande imposture démocratique de l’ère moderne : les Commission nationale du débat public et autre Convention citoyenne pour le climat ?

Avec la meilleure volonté et la plus irréprochable indépendance d’esprit, combien de ces compatriotes de bonne foi peuvent-ils ainsi se considérer aptes à mesurer exhaustivement ce qui, dans cette...

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