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Les liquidateurs

18/04/2021

CRITIQUE. Olivier Marleix est député Les Républicains d'Eure-et-Loir. Il a notamment présidé la commission d’enquête de l’Assemblée nationale concernant la vente de fleurons industriels français (Alstom, Alcatel…) Il publie Les liquidateurs, chez Robert Laffont, un réquisitoire argumenté contre le macronisme.

Les liquidateurs

Moins d’États dans la vie quotidienne des gens et des entreprises, moins de normes et d’impôts, un peu plus de libertés. Davantage d’États pour les grandes décisions stratégiques régaliennes du pays. Voilà, à grand trait, le sens du dernier livre du député LR Olivier Marleix. C’est-à-dire exactement le contraire du macronisme, dans lequel il voit un étatisme au quotidien qui régentant la vie des Français, articulé à un capitalisme de connivence bradant les actifs stratégiques français.

Olivier Marleix défend quant à lui un capitalisme entrepreneurial contre le capitalisme financier promu par la mondialisation. En effet, pour l’auteur, le capitalisme a changé de nature dans le processus de la mondialisation et alors que le rôle du politique aurait dû être d’en protéger les Français, les élites politiques se sont contentées d’accompagner le mouvement. Pour l’auteur, ce capitalisme financier n’est plus réellement libéral, car il est contrôlé par une hyperclasse qui reconstitue des situations de monopole.

Mondialisation et capitalisme de connivence

Pour Olivier Marleix, ce capitalisme de connivence est un capitalisme « illibéral ». « Notre défi, c’est de réguler ce capitalisme illibéral », écrit-il. Et Macron est bien l’homme des gigantesques monopoles par la promotion des mégas fusions-acquisitions transnationales (Alstom, Alcatel, Lafarge, STX-France, Technip…) dont il s'est fait le promoteur durant son mandat. « Avoir conscience de cette dissociation entre le libéralisme et ce capitalisme mondialisé et dérégulé est fondamental, sinon nous ferons détester l’idée libérale et l’économie de marché », considère l’auteur, qui veut ramener de la régulation, du bon sens, de l’échelle humaine et de la proximité dans le capitalisme national.

En fait, Olivier Marleix entend faire une critique du néolibéralisme technocratique par le libéralisme lui-même. C’est du reste philosophiquement possible, comme le démontre par ailleurs le philosophe Michael Foessel et même économiquement possible comme l’a montré...

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