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Les “deuxième ligne”, ces héros de l’ombre de la pandémie

25/05/2021

ARTICLE. La Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) s’attarde sur le profil des “deuxième ligne”, ces professions qui ont largement contribué à maintenir l’économie à flot pendant les confinements. Ces “héros” de 2020 occupent des postes précaires, mal rémunérés et peu reconnus.

Les “deuxième ligne”, ces héros de l’ombre de la pandémie

Pendant les confinements, les couvre-feux, ils ont été essentiels. Moins médiatisés que les personnels de santé, mais non moins importants, les travailleurs de la ”deuxième ligne” ont porté le pays à bout de bras, à leur manière. La Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) s’est penchée sur le profil de ces aides ménagères, caissiers, ouvriers ou autres agents d’entretiens. Bien qu’ils occupent des métiers dont l’importance avait déjà frappé les consciences en 2020, ils sont encore souvent précaires et mal rémunérés.

Au total, la Dares a identifié 17 métiers appartenant à cette catégorie. Dans son étude “Les métiers de deuxième ligne" de la crise Covid-19 : quelles conditions de travail et d’emploi dans le secteur privé ?” publiée le 18 mai, elle dessine le portrait de ces professions nécessaires à la vie économique et sociale. Ils sont 4,6 millions de salariés du secteur privé, qui ont affronté – bien plus que la moyenne nationale – les risques du virus à une époque où sa dangerosité n’était pas encore bien définie.

Des professions précaires et mal payées

Force est de reconnaître que, malgré leur utilité encore plus avérée aujourd’hui, il s’agit encore et toujours de professions précaires. Parmi eux, 36 % des ouvriers non qualifiés de la manutention occupent des postes en CDD. Ils sont 22 % dans les industries agroalimentaires, du gros œuvre, du bâtiment, des travaux publics, du béton et de l’extraction. En moyenne, les “deuxièmes lignes” sont 1,4 fois plus souvent en CDD et 2,3 fois en intérim que le reste de la population.

Un écart considérable qui se répercute sur les salaires : ceux-ci sont en moyenne 30 % inférieurs à ceux de l’ensemble des salariés. Ils gagnent ainsi 1.634 euros, contre 2.337 euros net mensuels pour le privé. La...

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