Menu
europe
Italie
Vers un "Italexit" ?

"Italexit", un parti favorable à une sortie italienne de l’Union européenne, vient d’être fondé. Un signal encourageant pour toutes les formations souverainistes d’Europe ?


Vers un "Italexit" ?
Publié le 24 juillet 2020

Profitez de notre offre spéciale jusqu'au 31/07/2020

Un an d'abonnement 
papier + site 
54€ au lieu de 89€

soit une économie de 39%


Gianluigi Paragone a annoncé, ce jeudi 23 juillet, qu’il fondait le parti « Italexit », dont l’objectif est de faire sortir l’Italie de l’Union européenne. Sénateur anciennement membre du Mouvement 5 étoiles, il avait quitté la formation après son alliance contre-nature avec le Parti démocrate. 

Deux jours plus tôt, l’homme politique italien avait rencontré Nigel Farage, figure du UKIP, parti pro-Brexit, signe des connexions croissantes entre les souverainistes de l’Europe entière. Pour lui, le Royaume-Uni fait figure d’exemple, la voie de sortie qu'il appelle de ses vœux étant aussi référendaire.

"Italexit" pourrait bénéficier de l’hostilité de la population à l’égard de l'Union européenne. Et pour cause, l’Italie figure par exemple parmi les pays à avoir payé le plus lourd tribu dans  l’introduction de l’euro. Selon les recherches du Centre de politique européenne, le pays aurait perdu, de 1999 à 2017, 4.325 milliards du seul fait de la mise en circulation de la monnaie unique. Le manque à gagner ramené à la population représente un total de 73.605 euros par Italien, en moins de 20 ans.

L’absence de solidarité européenne pendant la crise sanitaire n’a fait que renforcer cette méfiance. Le vol, soutenu par les autorités tchèques, de masques destinés à l’Italie, a illustré à l’extrême la faiblesse du sentiment d’appartenance européen. Elle a surtout fait comprendre à de nombreux Italiens qu’ils subissaient les inconvénients de l’Union européenne sans bénéficier des avantages sempiternellement vantés. En avril, un sondage du Techne Institute montrait que 49% des Italiens étaient prêts à quitter l’organisation.

S’il est peu probable que ce parti permette un "Italexit" à court terme,  il pourrait faire entendre sa voix euro-critique dans le débat tant au niveau national qu’européen. Et montre d’ores et déjà à la France qu’elle ne serait pas seule si elle décidait d’aller au rapport de force avec Bruxelles.

0 commentaireCommenter