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La France trépigne pour que l’UE accélère sur le « made in Europe »

ARTICLE. Emmanuel Macron et le ministre de l’Industrie aimeraient que l’UE accélère sur la protection face aux pratiques commerciales chinoises. Mais la lenteur et l’inefficacité dans l’action, c'est justement la spécialité de l’Union européenne…

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© Jeanne Accorsini /SIPA


La phrase d'Emmanuel Macron est célèbre : « Je ne dirais pas que c’est un échec : ça n’a pas marché »  C'était le 14 octobre 2020, à propos de l’application StopCovid, largement boudée par les Français. Voici désormais une nouvelle démonstration par le chef de l'État de sa maîtrise de la pensée complexe : « ce n’est pas du protectionnisme, c’est de la juste protection ». En déplacement ce lundi 8 juin à l’usine Goodyear d’Amiens, le Président de la République a tenu à rappeler son engagement pour le « made in Europe », en réponse aux pratiques commerciales chinoises. Et aux inerties européennes face à elles.

Devant les ouvriers, il a rappelé militer pour une action offensive sur le plan du commerce international, car « il y a une concurrence que l’on n’accepte pas, c’est la concurrence déloyale  » – en l’occurrence, celle de la Chine, rien ne sera dit de la concurrence déloyale interne à l'UE. « Face à ça (…) on demande à l’Europe de sévir, de mettre en place des clauses de sauvegarde, des tarifs douaniers et on se bat aussi pour avoir une préférence européenne  », a-t-il affirmé. Mais loin de lui l'idée de l’apologie du protectionnisme, mot honni.

Ce mardi matin sur France Info, Sébastien Martin, le ministre délégué chargé de l’Industrie, est allé dans le sens du président de la République. Bien qu’elle ait décidé d’agir, l’Europe est « trop lente », a-t-il jugé. S’il est prévu des dispositifs pour lutter contre certaines dérives commerciales, les clauses de sauvegarde ainsi que les droits de douane sont « trop lents à activer ». Avant même de parler de faire bouger la réglementation, le ministre pointe le manque de moyens : « On a autant de fonctionnaires qui s’occupent de ces sujets-là au sein de la Commission européenne qu’au Royaume-Uni....

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