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Afrique subsaharienne : les albinos souffrent toujours

06/10/2020

ARTICLE. Sur une partie du continent africain, les personnes souffrant d’albinisme subissent des discriminations pouvant aller jusqu’au meurtre. Plus de 80% des albinos maliens auraient pâti de leur condition, d’après une étude présentée ce week-end par quatre associations qui prend leur défense.

Afrique subsaharienne : les albinos souffrent toujours

Près de 8 Maliens albinos sur 10 ont déjà subi une discrimination et 46% des parents ont craint d’inscrire leur enfant à l’école, de peur qu'il ne subisse des enlèvements, blessures ou bien encore le rejet des autres élèves. C’est ce que constate une étude présentée samedi dernier par quatre organisations de défense des albinos au Mali, lesquelles évoquent une situation toujours préoccupante pour cette population largement discriminée sur le continent africain.

Mal soignée, éloignée des centres de santé, mal informée des conséquences de l’exposition au soleil sur sa peau, la population des albinos voit rarement son espérance de vie dépasser les 40 ans (contre 62 ans pour la moyenne du continent africain). Un crépuscule précoce pour une existence qui s’avère parfois compliquée : “J’ai partagé ma couche avec les animaux dans l’étable. Parfois, on me lançait une assiette de nourriture. Parfois non. Je n’étais pas traité comme un humain, mais comme une chose explique Rémy, alors qu’il évoque sur le site « christianisme aujourdhui » son enfance au Rwanda dans les années 90. Certains parents d’enfants albinos, s’ils ne rejettent pas leur propre progéniture, peuvent alors voir leurs proches s’éloigner. Naitre albinos dans certains pays d’Afrique, c’est souvent voir son existence frappée du sceau de la malédiction et des croyances ancestrales.

A l’école, outre les moqueries, les insultes ou les coups, le peu de soins optiques rend les cours difficiles à suivre. Les professeurs sont mal formés quand ils ne mettent pas les enfants à l’écart eux même. Fatoumata Diakité, 10 ans, témoigne pour le site malien Bamada.net : “Je n’avais plus envie de rester à l’école à cause des problèmes de vue. Ils refusaient de croire que je ne pouvais pas voir le tableau de loin. Certains comparaient mes yeux à ceux des chats, d’autres...

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