Analyses
culture
Thomas Morales : « La modernité progressiste nous pousse à tout oublier, à uniformiser nos goûts et nos besoins » Abonnés

ENTRETIEN. Journaliste, critique et essayiste, Thomas Morales vient de publier Et maintenant, voici venir un long hiver (éd. Héliopoles), une compilation de nécrologies de cinéastes, de chanteuses, d’acteurs de ce monde d’hier dont il a la nostalgie.

Thomas Morales : « La modernité progressiste nous pousse à tout oublier, à uniformiser nos goûts et nos besoins »


Front populaire : Quel est donc ce « long hiver » dans lequel nous entrons selon vous ?

Thomas Morales : Ce long hiver est la fin des légendes. Avec mon recueil, j’acte la fin d’une certaine France légère et taquine, comprenant le second degré et le panache, ayant réussi « l’amalgame de l’autorité et du charme » comme dans la chanson de Michel Sardou. Une France où l’allure des acteurs et le style des écrivains nous élevaient spirituellement.

Avec la disparition de toute cette génération née dans les années 1930, je pense notamment à la Bande du Conservatoire chère à Jean-Paul Belmondo, nous sommes devenus des enfants tristes mais tellement reconnaissants...

Contenu réservé aux abonnés

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter