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Jean-Baptiste Djebbari chez Hopium : une simple coïncidence ? Abonnés

ARTICLE. Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports encore en exercice jusqu'à ce lundi 16 mai, devrait intégrer le conseil d’administration d’Hopium, start-up française qui souhaite produire une berline à hydrogène à l’horizon 2025. Simple hasard ? Pas sûr.

Jean-Baptiste Djebbari chez Hopium : une simple coïncidence ?


Déjà une porte de sortie pour Jean-Baptiste Djebbari ? À quelques jours de la composition du futur gouvernement, le ministre des Transports devrait rejoindre prochainement le conseil d’administration de la start-up française Hopium, qui a annoncé la livraison d’une berline à hydrogène d’ici à 2025. Une nomination qui « sera soumise à l’approbation de la prochaine assemblée générale d’Hopium, le 20 juin 2022 », selon le communiqué de la société. Mais cette nomination interroge au vu des déclarations de ces derniers mois.

Premier point d’achoppement : Jean-Baptiste Djebbari est toujours ministre ! Voilà qui interroge d’autant plus que l’homme a été entendu le 22 mars 2022 par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), dont la saisine remonte au 31 janvier dernier. Auprès de l’Obs, les proches du ministre réfutent toutefois le terme de « pantouflage », fréquemment utilisé lorsqu’un haut fonctionnaire se dirige dans le secteur privé : « Jean-Baptiste Djebbari n’est absolument pas un haut fonctionnaire mais issu de la société civile, du secteur privé ». Un simple retour au bercail (privé), en somme.

Pour rappel, le ministre des Transports est diplômé de l’École nationale de l’aviation civile (ENAC), puis a été embauché par la direction générale de l’Aviation civile (DGAC). Sa première rencontre avec Emmanuel Macron date de 2015, et son entente avec le président lui permet d’être investi en 2017 pour les élections législatives. Il devient alors député dans la 2e circonscription de la Haute-Vienne. En 2019, son arrivée dans le gouvernement le propulse à l’avant-garde de la Macronie.

Un ministre jusqu’au-boutiste sur l’hydrogène

Mais le plus troublant, ce sont les multiples déclarations du ministre sur la nécessité d’investir dans l’hydrogène– à la limite, presque, du lobbying. Dès octobre 2020, il annonce un déblocage important de fonds supplémentaires aux régions...

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