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L'anglais, lingua franca de l'UE : une dérive qui inquiète Abonnés

ARTICLE. Pour le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF), l’Union européenne cherche à imposer illégalement l’usage de l’anglais comme langue de travail. Une dérive que le HCILFF dénonce.

L'anglais, lingua franca de l'UE : une dérive qui inquiète


L’anglais sera-t-il la langue officielle de l’Union européenne ? Nous n’en sommes (heureusement) pas encore là. Pour autant, la langue de Shakespeare s’est imposée petit à petit dans l’espace public européen au point d’être devenue presque incontournable. Pour lutter contre cette progression que rien ne semble vouloir arrêter, le Haut conseil international de la langue française et de la francophonie (HCILFF) en appelle à Emmanuel Macron. En vain depuis plusieurs mois, semble-t-il.

Dans un communiqué relayé sur le site ActuaLitté, le HCILFF exige du président de la République qu’il mette fin « au coup d’État de la Commission européenne, du Parquet européen et de la Cour des Comptes de l’UE ». Pour l’organisation, qui regroupe 34 associations et 186 personnalités membres, les institutions européennes auraient dû délaisser l’anglais, au moment même où le Brexit devenait effectif, le 1er janvier 2021. Il est vrai que le départ du Royaume-Uni et de ses 64,55 millions d’habitants de l’UE faisait passer le pourcentage de citoyens ayant pour langue officielle l’anglais dans l’organisation européenne, de 16 % à 1 %.

Des rapports de l’UE non traduits de l’anglais

Le problème soulevé n’est pas anodin. Certains documents, pourtant importants pour l’institution, ne sont plus disponibles dans la langue maternelle des citoyens qui y habitent. À titre d’exemple, le « European Economic Forecast. Spring 2022 » publié le 16 mai dernier et concernant le rapport des prévisions économiques de l’UE pour le printemps 2022, n’est pas accessible dans une autre langue que l’anglais. Est-il normal que le contribuable, de quelque pays qu’il soit, paie des impôts destinés à faire fonctionner des institutions dont il ne pourra pas lire les diverses productions littéraires ?

Depuis sa fondation le 18 juin 2020, le Haut conseil international de la langue française et de la francophonie n’a eu de cesse...

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