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"Onfray le rebelle" : Les Italiens suivent de près Front Populaire Abonnés

Le lancement de Front Populaire rencontre un vrai succès en France et suscite curiosité et intérêt à l'étranger. Dernier exemple en date avec le quotidien italien Il Giornale, qui proposait dans sa dernière édition dominicale trois pages d'entretien avec Michel Onfray, à lire ici.

"Onfray le rebelle" : Les Italiens suivent de près Front Populaire

Il Giornale : Pourquoi avez-vous décidé de fonder la revue « Front populaire » et avec quels objectifs ?

Michel Onfray : J’avais créé une Université Populaire en 2002 et les autorités politiques l’ont sabordée :  la ville de Caen en Normandie où avaient lieu les cours, son université, la salle de spectacle qui était susceptible d’accueillir les mille personnes de mon auditoire, puis le pouvoir qui m’a licencié de France-Culture, la radio d’État où mes séminaires étaient retransmis chaque année depuis plus de dix ans avec un million de podcasts, ont rendu impossible la tenue de mes cours. J’ai donc créé cette revue avec mon ami Stéphane Simon pour ne pas souscrire à cette volonté du pouvoir de me faire taire.

Nous avons le projet de réunir les souverainistes de droite, de gauche, d’ailleurs, de nulle part, qui veulent faire à nouveau de la politique. Une plate-forme accompagne cette revue, elle fonctionne comme un parlement des idées sur le principe des États généraux et des Cahiers de Doléances. Nous voulons contribuer à fabriquer un programme politique à partir de la base, à partir du peuple. L’incroyable succès que nous avons (30.000 abonnés avant parution…) nous permet d’envisager le développement de notre aventure sur le terrain médiatique – plateforme, agence de presse, maison d’édition, etc.

Vous allez aussi lancer une plateforme qui recueillera les doléances des français, une sorte de « Cahiers de doléances » du XXIème siècle. De quoi s’agit-il précisément ?

Habituellement, le pouvoir jacobin décide au sommet et impose l’obéissance à la base. Les élections sont faussées par la propagande d’État et par les médias d’État qui appartiennent à des milliardaires mais sont tout de même subventionnés par l’argent public. Elles mettent au pouvoir un tenant de l’idéologie libérale de l’État maastrichien. Une fois un centre droit,...

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