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Au Soudan, le génocide dont les médias ne parlent plus Abonnés

OPINION. Au Soudan, dans le quasi-silence des médias, la guerre continue de faire rage. Ce pays, charnière entre le nord et le sud du continent africain, semble pris en otage par un gouvernement tout ce qu'il y a de plus populicide.

Au Soudan, le génocide dont les médias ne parlent plus


Au Darfour, on massacre au quotidien depuis plusieurs décennies. C’est d’ailleurs le cas un peu partout au Soudan, et ce depuis bien avant l’indépendance du pays. Mais qui en parle ? Le manque d’empathie du monde occidental est dû à sa lassitude face à une tragédie masquée par de discrets intérêts géopolitiques et économiques, ceux du Club de Paris ou de la Chancellerie à Berlin. La communauté internationale, quant à elle, reste focalisée sur un conflit qui se déroule aux portes de l’Europe en opposant directement deux super puissances nucléaires et qui pourrait dégénérer en guerre mondiale.

À suivre les médias, il semblerait qu’à l’exception des combats opposant la Russie à l’Ukraine, et, par extension, à l’OTAN, le reste de la planète vit une période de paix sans précédent.

Les Nations Unies, de leur côté, se sont enlisées depuis longtemps dans diverses obsessions, dont la condamnation systématique d’Israël et les prises de position en faveur de nombre de dictatures ne sont pas des moindres. Elles ont eu à cœur de sauver leur budget en fuyant la zone qui consommait la majorité de leurs ressources, sans grand résultat d’ailleurs, grâce à l’alibi monté par le violent régime de Khartoum : une transition démocratique de façade qui a fait long feu.

C’est donc du bout des lèvres que l’ONU s’inquiète des tueries quotidiennes commises par les milices du gouvernement islamiste en place contre ses « opposants », désignés comme « rebelles armés et tribaux » pour les disqualifier aux yeux des médias. Un terme qui englobe les villageois, islamisés ou non, les tribus africaines installées dans des régions convoitées, les chrétiens qui vivent dans le sud du pays et, plus généralement, tout individu, femme ou enfant, qui n’aurait pas l’heur de plaire aux milices parallèles à la solde du régime, les terribles...

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