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Que graver dans le marbre de la Constitution ? Abonnés

OPINION. En plus de poser plusieurs problèmes pratiques, la proposition de la NUPES et Renaissance de constituionnaliser le droit à l’avortement interroge sur le rôle même de la Constitution.

Que graver dans le marbre de la Constitution ?


La majorité présidentielle, par la voix d’Aurore Bergé, soutenue par la gauche réunie, propose « d’inscrire dans la Constitution l’impossibilité de priver une personne du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) ». Elle insiste en précisant : « On ne change pas la Constitution comme on change la loi [...] c’est une garantie que l’on doit donner aux femmes. »

Mettons tout de suite de côté le soupçon d’une manœuvre politicienne de la part de LREM qui tenterait ainsi de rallier ponctuellement à eux une majorité de députés à un moment où les Français ont clairement désavoué le président fraîchement réélu lors des législatives en lui refusant la majorité absolue. Négligeons aussi l’idée qu’il s’agisse d’un écran de fumée pour faire oublier les graves problèmes au niveau national, qui sont pourtant probablement ceux auxquels les Français aimeraient que leur nouveau gouvernement apporte une réponse le plus vite possible, comme le pouvoir d’achat, l’immigration, l’insécurité ou l’environnement.

Considérons donc seulement le fond de la proposition émise par Aurore Bergé. Si l’IVG doit être inscrite dans la Constitution, il faudrait que ce soit en termes clairs puisque le but affiché est de rendre extrêmement difficile par la suite toute modification...

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