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Covid-19
Guyane : territoire oublié du COVID ?

La situation sanitaire se dégrade dans le département français d’Amérique du sud, dont le système hospitalier semble au bord de la rupture par manque de moyens et de clairvoyance dans la gestion par la métropole.

Guyane : territoire oublié du COVID ?
frontpopulaire.fr
Publié le 2 juillet 2020

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Le nombre de cas de COVID-19 augmente très fortement en Guyane, notamment dans les villes de Kourou et de Cayenne. Plus de 1400 nouveaux malades ont été détectés en une semaine, pour un total de plus de 4000 sur le territoire d’Outre-Mer. Sur la seule journée du 27 juin, autant de nouveaux cas ont été détectés en Guyane que dans toute la France métropolitaine, alors que chaque malade contaminerait en moyenne trois personnes.

Cette augmentation du nombre de cas s’inscrit dans un contexte de flambée de l’épidémie en Amérique du Sud, et notamment au Brésil, dont la Guyane est frontalière sur 730 kilomètres.

Le centre hospitalier de Cayenne, déjà confronté à la dengue et à la leptospirose, devrait par exemple rapidement être dépassé, ne disposant que de treize lits en réanimation. L’ensemble du territoire ne compte que trois hôpitaux pour près de 300.000 habitants.

Face à ces lacunes, la ministre des Outre-Mer Annick Girardin a affirmé que “plus de 100 personnes” étaient déjà arrivées en Guyane auprès des services hospitaliers, mais reconnait que 300 soignants supplémentaires seraient nécessaires.

La situation de Guyane pourrait également être liée à la décision métropolitaine de lever les mesures de confinement sur l’ensemble du territoire dès le 11 mai. La réalité locale d’un département où le pic épidemique ne devrait être atteint que dans quelques semaines n’aurait pas suffisamment été prise en compte dans la gestion de la crise.

Pour réparer cette erreur, l’état d’urgence sanitaire devrait être prolongé en Guyane, et le « plan blanc » activé pour les hôpitaux : une réponse enfin différenciée mais bien tardive, comme si l’expérience de la gestion de l’épidémie en métropole n’avait servi à rien. Le gouvernement et le ministère de la Santé ne pourront pas, cette fois, prétendre avoir été pris par surprise.

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