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Un ancien préfet a-t-il enterré une enquête compromettante pour Emmanuel Macron ? Abonnés

ARTICLE. D’après le Parisien, des policiers auraient servi d’agents de sécurité lors des meetings du candidat Macron en 2017. Payés au noir, une partie d’entre eux a travaillé dans l’illégalité. Malgré les preuves, l’ancien préfet Cyrille Maillet a classé l’affaire.

Un ancien préfet a-t-il enterré une enquête compromettante pour Emmanuel Macron ?


Cette affaire n’est pas sans rappeler une autre qui concernait un certain Alexandre Benalla, Sans parler ces scandales qui ont, tout au long de sa courte histoire, émaillé la Macronie toute puissante qui, une fois prise au piège, cherche à tout prix à cacher la poussière sous le tapis. Dans son édition du 30 juin, Le Parisien révèle que huit policiers auraient officié comme agents de sécurité du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron lors de ses meetings à Bercy, Marseille et Grenoble. Dans l’illégalité la plus totale.

Pourquoi ? Tout d’abord parce que les gardiens de la paix étaient payés au noir. Un gala de charité de l’acteur américain Leonardo DiCaprio – au cours duquel opèreront également des policiers – verra chaque agent empocher 1.200 euros en liquide. Ensuite, parce que sur les policiers présents, la moitié n’avait pas l’habilitation nécessaire à l’exercice d’agent privé, encore moins avec du matériel parfois emprunté à leur commissariat d’affectation. Enfin parce que la supervision de ce service d’ordre se faisait sous la responsabilité de Fortunato B., une personnalité particulièrement controversée.

Braqueur dans les années 80, condamné à trois ans de prison en 1985… Au-delà de son passé, qui après tout n’engage pas le présent à partir du moment où la peine est purgée, ses entreprises étaient illégales. Non seulement Fortunato B. n’avait pas de compte employeur inscrit dans les registres de l’Urssaf, mais en plus, ses entreprises étaient interdites d’exercice en France. Pas de quoi pour autant inciter le chef de sécurité à la prudence : une enquête du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), débutée en septembre 2018, dévoilera un cliché de lui posant avec un fusil-mitrailleur HK dans le commissariat de Cagnes-sur-Mer.

Affaire classée sans suite

L’enquête du Cnaps sera clôturée le 12 novembre 2020. Bien que le...

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Publié le 1 juillet 2022
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