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La peur du cancer doit-elle guider la politique énergétique de la France ? (partie 2) Abonnés

OPINION. Comme pour de nombreux sujets annexes, le risque cancérigène a souvent été invoqué par une partie des militants écologistes pour s’opposer au nucléaire. Une peur bien artificielle selon Jean-Philippe Vuillez, médecin nucléaire au CHU Grenoble Alpes.

La peur du cancer doit-elle guider la politique énergétique de la France ? (partie 2)


Venons-en maintenant à l’autre aspect, sans lequel le raisonnement serait incomplet, donc erroné et non valable, à savoir la façon dont le tonneau, simultanément, se vide.

Car le fonctionnement du vivant, qui génère inévitablement des effets négatifs (lesquels expliquent le vieillissement, et à terme la finitude de tout organisme vivant), n’est possible que grâce à l’existence de nombreux mécanismes de défense et de maintien de l’intégrité de l’organisme (la fameuse « homéostasie » de Claude Bernard). Ces « gentils lutins », qui contribuent à vider ce qui est régulièrement déversé dans le tonneau, opèrent à l’échelle moléculaire, à l’échelle cellulaire et à l’échelle de l’organisme. Ce sont les mécanismes d’élimination des radicaux libres, les mécanismes de réparation de l’ADN, la mort cellulaire programmée (apoptose) qui conduit à l’élimination des cellules transformées (« pré-cancéreuses »), et en dernier recours l’immunité antitumorale, c’est-à-dire la capacité du système immunitaire à reconnaître et éliminer...

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