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Après la tribune de Michel Onfray, l’islamo-gauchisme sort les griffes Abonnés

ARTICLE. En dénonçant dans la dernière édition du Journal du dimanche l'antisémitisme qui sévit à l'extrême gauche, Michel Onfray a fait sortir de leurs gonds les adeptes de l’islamo-gauchisme. Et plus particulièrement certains cadres de La France insoumise, qui, en réponse au philosophe, revendiquent leur droit de critiquer la politique d'Israël et se défendent de tout racisme. Des arguments peu convaincants quand on sait que, depuis quelques jours, ce sont les mêmes qui s'opposent à l’ordre d'expulsion prononcé à l'encontre d'un prédicateur islamiste, Hassan Iquioussen, connu pour ses propos contre les juifs.

Après la tribune de Michel Onfray, l’islamo-gauchisme sort les griffes


N’y a-t-il pas que la vérité qui blesse? Michel Onfray fait l'objet d'inombrables réactions outrées depuis qu'il a publié dimanche une tribune contre la quarantaine de députés de la Nupes ayant assimilé l'Etat hébreux à un "apartheid" dans un projet de résolution déposé le 13 juillet dernier à l'Assemblée nationale. Pour le philosophe, cette rhétorique pro-palestinienne dégage de forts relents antisémites, si forts d'ailleurs qu'ils ont fini par supplanter en France le traditionnel anti-judaïsme chrétien ainsi que la racisme anti-juif inspiré des grands totalitarismes du XXème siècle, à commencer par le nazisme. "Voici venu, écrit-il, le temps de la formule antisioniste, qui, permet à la gauche des barbelés d’inviter à la haine du peuple d’Israël depuis 1948 en invoquant colonialisme, crimes contre l’humanité et régime d’apartheid". Plusieurs élus de La France insoumise (LFI), gênés aux entournures, ont préféré tirer à boulets rouges sur celui qui a osé pointer leur inquiétante dérive.


Pour Michel Onfray, la formule antisioniste « procède d’un islamo-gauchisme dont ses partisans nient qu’il existe ». Lors de la commémoration des 80 ans de la rafle du Vel d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942, Emmanuel Macron n’avait pas non plus osé définir le visage du nouvel antisémitisme en France. « Le mot d’ordre était : la synagogue brûle, mais nous regardons ailleurs », a déploré le fondateur de notre revue.

Sur CNews ce mardi 2 août, Manuel Bompard, député LFI des Bouches-du-Rhône et ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon lors des élections présidentielles de 2017 et 2022, a fortement contesté les accusations de Michel Onfray : « Il peut y avoir bien évidemment une contestation de la politique de l’État d'Israël, c’est autorisé, c’est nécessaire et je pense que c’est légitime. Mais bien évidemment nous luttons contre la propagation et la diffusion des idées antisémites qui sont insupportables.» Le jeune député LFI Louis...

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Publié le 2 août 2022
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