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Livret A : Des trous dans le bas de laine

Le placement préféré des français est à son niveau historique le plus bas. Une mauvaise nouvelle pour les Français les plus démunis. 

Livret A : Des trous dans le bas de laine
Albert RICCHIJournaliste citoyen (Abonné)
Publié le 12 juillet 2020

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Le livret A est historiquement le placement fétiche des Français. 55 millions de personnes en possèdent un, même si les sommes déposées sont souvent modiques.

Au cours du quinquennat précédent, le gouvernement de François Hollande a déjà baissé à plusieurs reprises le taux du livret A. En deux ans, de 2013 à 2015, il est ainsi passé de 1,75 % à 0,75 %.

Emmanuel  Macron et son gouvernement ont poursuivi dans le même sens. Le livret A propose désormais un taux misérable de 0,50%, nettement inférieur au taux d’inflation. Dans le même temps ils suppriment l’ISF, acceptent les traités européens qui permettent une évasion fiscale évaluée entre 80 et 100 milliards € et versent 15 milliards € par an aux entreprises via le CICE (dont des grandes entreprises qui licencient des salariés tout en versant à leurs actionnaires des dividendes en forte hausse).

Depuis sa création en 1815, jamais le taux de rémunération nominal n'aura été aussi bas. Pis, si l'on déduit le taux d'inflation, cela fait maintenant trois ans que le rendement du livret A est négatif, après une période de trente ans de rendement positif. Ce qui revient à voler les millions de Français modestes qui placent leurs petites économies sur le livret A. Un épargnant qui possède 4 500 € sur son livret (montant moyen observé) va donc gagner 22,50 € d’intérêt sur l’année, alors que l’inflation 2019 de 1,5% fait qu’il en faudrait 67,50 €. Soit un vol  de 45 € pour le détenteur concerné.

Ce taux d’intérêt servi aux épargnants devrait être au moins égal au taux d’inflation annuel calculé par l’INSEE, voire même atteindre, après déduction du taux d’inflation, un taux réel net de 1 %, ce qui ne serait pas déraisonnable.

Face à cette baisse historique, plusieurs associations comme le Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL) protestent : « Le livret A d’épargne est vraiment un placement populaire : il sert à une majorité de population précaire à économiser euro par euro pour boucler les fins de mois. Un quart des français le prennent aussi en cas de pépin ou de facture imprévue. Ceci explique que les épargnants qui ont les livrets les moins bien dotés (une majorité) l’utilisent pour des petites sommes et pour perdre le moins d’argent possible. »

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