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Fessenheim : La charge de l'Académie des sciences

Dans un rapport publié le 7 juillet, l’Académie des sciences attaque vertement la fermeture du deuxième réacteur de Fessenheim

Fessenheim : La charge de l'Académie des sciences

En préambule, le rapport de l’autorité souligne que « l’énergie nucléaire n’émet pas de CO2 », ce qui a permis à la France d’être « l’un des pays les plus vertueux en matière d’émissions » en Europe.

Réfutant l’argument selon lequel le nucléaire serait intégralement remplaçable par des énergies renouvelables, l’Académie des sciences affirme qu’« en matière d’émissions de CO2, le nucléaire est comparable à l’énergie éolienne et plus vertueux que l’énergie solaire ». L’institution rappelle surtout le caractère intermittent de ces énergies « vertes » : en plus de poser des problèmes de stockage, elles supposent d’être combinées avec des « centrales pilotables », dont la production varie selon la demande.

L’âge relativement récent de la centrale, l’utilisation par Fessenheim de plutonium qui deviendrait autrement un déchet encombrant, la sureté garantie par l’autorité les experts, et l’énergie à bas coût fournie par une centrale amortie depuis longtemps sont autant d’arguments de l’Académie contre la fermeture du deuxième réacteur.

A contre-courant des idéologues ressassant en boucle les terribles dangers — jamais attestés dans le cas français — du nucléaire, l’Académie des sciences termine, amère, sur « la nécessité de construire de nouveaux réacteurs pour remplacer ceux dont l’arrêt est programmé ou qui arriveront bientôt en fin de vie ».

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