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Ecriture Inclusive
Ecriture inclusive : le maire de Lyon donne son feu vert

La mairie de Lyon utilisera l’écriture dite « inclusive », en violation des règles en vigueur au niveau national. Un exemple parmi d’autres de la sécession des métropoles prétendument progressistes.

Ecriture inclusive : le maire de Lyon donne son feu vert
frontpopulaire.fr
Publié le 13 juillet 2020

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Après l’interdiction, pour la patrouille de France, de survoler Lyon — maladroitement justifiée par les mesures contre la crise sanitaire — le maire écologiste fraichement élu s’est fendu d’une nouvelle décision grotesque.  « Convaincu de son utilité », Grégory Doucet a fait voter, par le Conseil municipal, l’usage de « l’écriture inclusive ».

Pour rappel, cette graphie consiste à entrecouper la fin des mots, qu’il s’agisse de pronoms, de noms ou d’adjectifs, par leur accord au féminin encadré par deux « points médians » ou tirets. Très en vogue dans les milieux militants et universitaires, elle vise à se libérer d’une écriture jugée « patriarcale » car faisant du masculin la forme « neutre » génétiquement utilisée.

L’ancien premier ministre Edouard Philippe, suivant la position de l’Académie française, a pourtant banni l’écriture inclusive des textes officiels. « Dans les textes réglementaires, le masculin est une forme neutre, qu’il convient d’utiliser pour les termes susceptibles de s’appliquer aussi bien aux femmes qu’aux hommes », rappelait sa circulaire datée de novembre 2017. Le Conseil d’État avait rejeté les recours visant à la faire annuler, jugeant qu’elle ne faisait que rappeler « les règles grammaticales et syntaxiques en vigueur ».

Derrière l’illusoire croyance selon laquelle ponctuer les mots de terminaisons féminines permettrait de faire avancer la cause des femmes et en plus de nuire à la subtilité de la langue française, cette écriture… exclut ! La Fédération des aveugles de France s’est par exemple opposée à son utilisation, mettant en avant les difficultés qu’elle entraînerait pour les personnes déficientes visuelles. Les logiciels de lecture audio, plus utilisés que le braille, ne peuvent correctement lire cette graphie. Des problèmes de compréhension peuvent aussi se poser pour les personnes dyslexiques ou dysorthographiques. Vous avez dit inclusive ?

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