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Libye : BHL de retour sur les lieux du crime

En « visite » en Libye hier, Bernard-Henri Lévy a dû rebrousser chemin dans la précipitation seulement quelques heures après son atterrissage. Et ce, neuf ans après avoir contribué au chaos local en appelant à une intervention internationale dans le pays.

Libye : BHL de retour sur les lieux du crime
frontpopulaire.fr
Publié le 26 juillet 2020

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Hier, Bernard-Henri Lévy a atterri en jet privé dans la ville libyenne de Misrata. Il devait visiblement rencontrer des responsables et élus locaux du pays en proie à une guerre civile entre trois gouvernements se réclamant comme légitimes : celui de l’Union nationale (GNA), celui du Congrès général national et celui de la Chambre des représentants.

Le philosophe devait apparemment s’entretenir, entre autres, avec Fathi Bashagha, ministre de l’Intérieur du Gouvernement d’union nationale (GNA) installé à Tripoli. Ce sont pourtant des groupes favorables à cette autorité qui ont revendiqué avoir arrêté le convoi du Français, l’empêchant d’accéder à la ville de Tarhouna. Dans des vidéos relayées par le philosophe lui-même, des tirs se font entendre ainsi que des insultes antisémites, avant que celui-ci ne partage des images de lui présentées comme étant prises à Tarhouna, où il serait bien arrivé. Toujours est-il qu’il est reparti précipitamment du pays.

BHL a affirmé s’être rendu en Libye en tant que journaliste du Wall Street Journal. BHL, le même qui appelait, en 2011, à une intervention internationale en Libye. Dirigée contre Mouammar Kadhafi, elle avait entrainé la chute du dirigeant, précipitant le pays dans une guerre civile jamais vraiment close, et ne faisant qu’ajouter, en définitive, du chaos au chaos.

De nombreuses questions vont se poser dans les jours à venir. Et parmi celles-ci : les autorités françaises étaient-elles au courant de ce voyage ? On se souvient de l’imbroglio qu’avait provoqué son action en 2011. Lui affirmait s’être rendu en Libye pour rencontrer la rébellion libyenne sans en avoir avisé Nicolas Sarkozy. La légende, entretenue par lui-même, voudrait qu’il ait appelé le président de la République de l’époque pour lui demander d’entrer en contact avec cette rébellion dans le but de la reconnaître officiellement, mettant ainsi la diplomatie française au pied du mur.

Décidément, les frasques du philosophe germanopratin n’en finissent pas d’alimenter les chroniques. Une chose est sûre, la France n’en sort jamais grandie.

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