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Censure
Libération et Facebook: un axe de la pensée unique

C'est une minuscule histoire qui se déroule dans le milieu de la gauche bien-pensante. Mais elle en dit long sur le terrorisme intellectuel que certains "progressistes" font régner en France. Pour avoir osé critiquer, de façon fort mesurée, la réforme bioéthique, le journaliste (pourtant très politiquement correct) Jean-Pierre Denis a été dénoncé par Libération à Facebook, qui l'a immédiatement censuré. Le ministère de la Vérité dans ses plus belles oeuvres.

Libération et Facebook: un axe de la pensée unique
Publié le 9 août 2020

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Jean-Pierre Denis se définit lui-même comme un "modéré", "formé spirituellement chez les cathos de gauche et politiquement dans le moule rocardien". En d’autres termes un social-démocrate, "peut-être un peu démocrate-chrétien sur les bords" précise-t-il. Autant dire pas tout à fait notre genre de beauté. Jeudi pourtant, cet ancien directeur du magazine La Vie a suscité notre intérêt en rapportant une récente mésaventure numérique pour le moins édifiante:

Samedi 1er août, Jean-Pierre Denis poste sur Facebook un commentaire au sujet du cavalier législatif, voté la veille, qui élargit les critères de l'interruption médicale de grossesse (IMG) aux cas de "détresse psychosociale". Défenseur de la loi Veil, attaché aux droits des femmes à disposer de leur corps, le journaliste s'inquiète que la nouvelle mesure ouvre la voie aux abus: ne va-t-on pas dès lors pouvoir déguiser en IMG des interruptions volontaires de grossesse (IVG) pratiquées au delà du délai légal?

Pour Libération, c'en est trop. Dès qu'il apprend l'existence de cette publication, le service Checknews du journal, chargé de lutter contre les infox et financé par Facebook, réagit en affirmant que Jean-Pierre Denis vient de rédiger une "fake news". Oukase parfaitement absurde puisque les propos reprochés à l'ancien directeur de La Vie sont de l'ordre de l'analyse et de l'interrogation, pas de l'établissement des faits. Sauf que pour Libération, il est interdit de remettre en cause la version officielle des députés socialistes promoteurs du concept de "détresse psychosociale", qui ont présenté leur amendement comme la transposition dans le droit d'une pratique déjà courante (drôle de conception du travail des parlementaires, soit dit en passant, qui se vantent d'être de simples greffiers actant la réalité, c'est-à-dire actant la défaite du politique).

Alertés par Libération, Facebook supprime donc séance tenante le post de Jean-Pierre Denis, sans lui donner la moindre possibilité de s'expliquer. Piqué au vif, le journaliste ne se laisse pas faire, passe sans doute quelques coups de fil, crie à la censure, n'oubliant jamais de rappeler qu'il n'est pas l'un des ces "fachos" qui polluent le web avec des mensonges et des injures.

Face à cette rébellion, Facebook finit enfin par vérifier le contenu incriminé et, démentant les inquisiteurs de Libération, conclut qu’il ne s'agissait en effet que d'un avis personnel. Le mal est réparé, dira-t-on. Certes, mais on n'oubliera pas que, dans cette affaire, la parole de Libération, journal penchant du bon côté idéologique aux yeux des milliardaires des GAFA, a fait office de présomption de culpabilité…

Front Populaire s'était inquiété déjà il y a quelques jours des mises à l'index partisanes toujours plus nombreuses sur les réseaux sociaux. Seulement nous avions oublié de mentionner que certains organes de presse sont complices de cette restriction des libertés, en usant qui plus est d'un procédé parfaitement déloyal consistant à présenter des positions militantes comme la vérité. La mésaventure de Jean-Pierre Denis n’est qu’une histoire parmi d’autres…

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