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Italie : un« Italexit » plus rapide que prévu ?

Un sondage passé inaperçu dans les médias (!) évoque l’idée que l’Italie serait le plus enclin des quatre grands États membres à envisager une sortie de l’U.E. si les résultats du Brexit étaient concluants pour la Grande-Bretagne. Front Populaire vous en parle. 

Italie : un« Italexit » plus rapide que prévu ?

L’enquête en question a évalué l’opinion de 1 500 personnes dans chacun des quatre grands États membres – France, Italie, Espagne, Allemagne – soit 6000 personnes au total – entre le 17 et le 18 juillet 2020.

Parmi les Italiens interrogés, 45% étaient soit « d’accord », soit « fortement d’accord » avec l’idée d’un « Italexit ». Toujours selon le sondage, la France était le deuxième pays le plus enclin à une sortie de l’Union Européenne, avec 38 % des personnes interrogées qui se sont déclarées « pour », talonnée de près par l’Espagne avec 37 %. Enfin, les Allemands étaient les moins décidés à prendre cette décision, avec à peine 30% de l’échantillon qui s‘était déclaré favorable.

Concernant le Brexit au Royaume-Uni, presque la moitié des répondants en France (45 %) et en Italie (43 %) avaient une vision positive de ce dernier, et estimaient que le peuple britannique ne tarderait pas à voir les résultats de la politique du chef du parti du Brexit, Nigel Farage. Quant aux Espagnols, 35% pensaient que le Brexit serait bénéfique à long terme pour le Royaume-Uni.  En revanche, à peine 31% des Allemands ont affirmé que le Brexit est une bonne chose pour le peuple britannique…

Les résultats de ce sondage ont été publiés seulement quelques jours après la décision la naissance d’un nouveau parti anti Union Européenne en Italie. C’est le 23 juillet dernier que Gianluigi Paragone, sénateur italien, a lancé l'Italexit , sur le modèle du Brexit de la Grande-Bretagne qu’il se plaît régulièrement à citer en exemple.

Cet ex-membre du Mouvement 5 Etoiles (M5S) et ex-journaliste de télévision, avait sauté le pas quelques jours après une réunion décisive à Londres avec Nigel Farage. «L'adhésion (au mouvement) ne fera que croître, au même rythme que les mensonges que l'Europe nous raconte», avait déclaré le sénateur italien à cette occasion. Lors d’un entretien à La Repubblica, il avait même affirmé que «le citoyen européen n'existe pas» et que «l'écroulement prochain» de l'U.E. était inévitable.

La naissance de ce nouveau parti et les résultats de ce sondage sont bien évidemment des signes encourageants, et démontrent une fois de plus aux autres économies européennes qu’elles ne se retrouveraient pas isolées si elles engageaient un vrai bras de fer avec Bruxelles. 

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