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« Islamophobie » : le CCIF réclame un statut officiel pour les musulmans

Faire modifier la Constitution pour défendre les musulmans victimes d’ « actes islamophobes ». C’est ce qu’exige le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) dans un communiqué publié sur son site.

« Islamophobie » : le CCIF réclame un statut officiel pour les musulmans

Un statut officiel des musulmans de France dans la Constitution. Voilà la dernière exigence du Collectif Contre l’Islamophobie en France, qui se présente comme « une association dont la mission est de combattre l’islamophobie depuis 2003 ». C’est dans un texte, publié à l’occasion de la « journée de commémoration des victimes de violences en raison de leur religion ou convictions » qui a eu lieu le samedi 22 août 2020, que le Collectif explique sa requête : que la France reconnaisse la communauté musulmane comme une minorité. Car selon lui, la communauté musulmane est elle aussi la victime des actes violents perpétrés au nom de la religion musulmane : « L’extrémisme violent et le terrorisme ne sont en rien le propre des musulmans. Les violences lorsqu’elles sont commises du fait de l’appartenance réelle ou supposée à la religion musulmane, sont des actes islamophobes ».

Un peu plus loin, le texte explique qu’« il devient urgent pour la France de reconnaître la communauté musulmane comme une des minorités vivant sur son territoire », rappelant que « la France refuse à ce jour de reconnaître l’existence de minorités ethniques ou religieuses en son sein, alors même qu’elle reconnaît l’existence de minorités ethniques ou religieuses à l’étranger. » Avant de conclure : « En ce jour, nous affirmons avec conviction que la protection des victimes de l’intolérance passe par la reconnaissance du statut des communautés dont elles sont issues. Il en va de leur liberté à exister. »

Sauf qu’une conciliation entre la gestion des différences entre les citoyens et le respect des fondements du droit français ne serait possible que par une remise en question des principes d'unité et d'égalité, et par conséquent celui de l’'universalisme républicain, affirmé dans la Constitution. Car c’est bien elle qui définit le principe de l'égalité devant la loi, quelles que soient l’origine ou l’appartenance des citoyens, qui selon ce principe et celui de laïcité, relèvent exclusivement de la sphère privée. Et dans ce contexte plus que jamais troublé, la France a un devoir historique. Celui d’être fidèle à ce qu’elle est : une République.

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