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Révolution en Allemagne? Impossible !

Alors qu’un premier rassemblement anti-masques se tient aujourd’hui à Paris, on attend des centaines de milliers de personnes à Berlin, dans le sillon de la manifestation du premier août dernier.

Révolution en Allemagne? Impossible !
Publié le 29 août 2020

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Révolution en Allemagne? Impossible ! C’est ce que je pensais quand je me suis enfui de ce pays il y a quelques années, enfui vers le pays de mes rêves, la France.

L'Allemagne était appelée le "Nachtwächterstaat", l'état veilleur de nuit où le citoyen ne veut pas être dérangé dans son sommeil.

La société du dix-neuvième siècle n’avait fait en 1849 en Allemagne rien de plus qu'un "Revolutiönchen", une "petite révolution"

Hier, j’ai enfin vu pour la première fois la vidéo d'un policier allemand qui demandait à ses collègues de se joindre au changement sociétal en cours pour qu'il se déroule pacifiquement !

Jamais je n’aurais imaginé cela d'un policier allemand "normal", non pas d’un commissaire ou d’un cadre, mais d’un policier intégré dans la vie "normale", proche des citoyens. Il fit le onze août un discours vif et fort et bien préparé, sur une scène érigée pour une manifestation au milieu de la ville de Dortmund, pas n'importe quelle ville en Allemagne.

Que s'est-il passé?

Depuis leur début je suis les événements des opposants en Allemagne, et particulièrement la création de "résistance2020" ("Widerstand2020") Ce mouvement a été fondé par un médecin urgentiste qui a eu l’idée de créer des urgences pour les gens pris de vertiges. Déjà, cet acte là m’était apparu "non-Allemand », car avoir des idées et les mettre en oeuvre tout en étant compris est pour moi profondément un atout typiquement français.

"Résistance2020" a recensé dans ses deux premières semaines d’existence à peu près 120 000 demandes d'adhérents; puis ce parti s'écroula, comme souvent. Il existe maintenant sous forme de deux partis, la refondation "Basisdemokratische Partei Deutschlands" (parti allemand de démocratie directe) et "WIR2020" ("Nous2020"), la refondation du docteur pour attirer des membres plus proches des milieux bourgeois.

Le docteur Bodo Schiffmann est courageux, presque « culotté ». Il produit ses discours sur youtube d’une voix monocorde. Il participe aujourd’hui à la commission d'enquête extra-parlementaire sur le Corona-Virus ACU (Ausserparlamentarischer Corona-Untersuchungsausschuss).

Inoubliable le docteur… début mai, dans sa vidéo analysant le travail d'un haut fonctionnaire du ministère de l'intérieur qui avait travaillé intensément sur un rapport très exhaustif pour alerter le public. Un rapport qui qualifia les mesures du gouvernement ayant mené à la « panique du Covid-19 » de fausse alerte.

Bien sûr ce haut fonctionnaire, Stephan Kohn, a été suspendu. Mais ce rapport a été distribué et a vite fait son chemin dans la presse libre. Peut-être a-t-il été l'étincelle qui a permis cette évolution que je n'avais jamais vue en Allemagne.

En Allemagne la révolution ne passe pas par le sentiment ou par la passion. Du moins pas ouvertement. Il faut un document comme justification.

Pendant les mois d’avril et mai, je vis une Allemagne qui fit tout ce que le gouvernement demandait. Au début, il y avait les reportages habituels dans les médias libres tels que « rubikon.news », « KenFM « et beaucoup d'autres.

« KenFM » a pris aujourd’hui une importance telle qu'il reçoit plus de « clics » que le site du plus important magazine politique allemand, « Der Spiegel », qui est devenu un instrument de propagande vulgaire du gouvernement. En Allemagne, il faut savoir que les médias établis appartiennent depuis bien plus longtemps qu’en France aux ultra riches.

« KenFM » me rappelle l'ancien « Der Spiegel », magazine politique légendaire dans l'histoire de l'Allemagne fédérale! Avec "Stern" ("Étoile") auquel ressemble "Rubikon", et sa manière plus « brillante » d’écrire sur la politique dans les années soixante et soixante-dix.

Il se passait enfin quelque chose en Allemagne, mais ce n'était toujours pas visible. Jusqu’à ce premier août 2020, quand une foule immense et inattendue se rendit à Berlin, une marée humaine de citoyens pacifiques, bien organisée, en une belle et chaude journée d'été; on se promenait par centaines de milliers sur le cercle constitué par les grandes avenues du centre de Berlin !

Quand je vis plus tard la surprise de deux entrepreneurs de cars qui avaient transporté 200 000 manifestants pour le seul sud-ouest de l'Allemagne, là il fut évident que probablement au moins un million d'Allemands était venu pour démontrer pacifiquement et joyeusement sa volonté de ne plus accepter le masque.

Manifestation joyeuse inspirée par la fameuse "LoveParade" qui fait chaque année danser des millions de personnes sur les grandes avenues de la capitale, aux endroits où se trouvait auparavant le mur de Berlin!

Cet événement ne peut être comparé qu’avec la manifestation historique du 11 janvier 2015 qui, dans toute la France, a réuni 4,5 millions participants et reste un cas unique pour un pays industrialisé.

Tout a été documenté, par vidéo et d’autres moyens. Sur « rubikon.news », vous trouverez une vidéo qui, en mode accéléré, témoigne du cortège principal d’une longueur de plus d’une heure. Se rajoutent les cortèges dans les quartiers qui ne pouvaient plus se raccrocher au cortège principal. Il y a des vidéos de ces cortèges tout au long de la journée.

Les patrons des entreprises de transport témoignaient de ce que les policiers leur disaient : au début de la manifestation, ils estimaient à au moins 800 000 le nombre de participants et qu’ils ne pouvaient plus avancer. Une photo de la "Platz am Großen Stern » d'un événement ressemblant avait permis de compter officiellement 800 000 personnes une fois remplie.

Et comme les Français en 2015, les Allemands passèrent solennellement la journée entière ensemble. Et rentrèrent le soir aussi paisiblement qu’ils étaient venus.

Le lendemain, ces mêmes gens paisibles et joyeux (on peut le voir sur les vidéos !) se virent insultés comme "Covidiots", "Droitistes" ou "complotistes" qui étaient venus au nombre de 17 000 maximum! Jusqu'à maintenant, la presse se cambre sur ce nombre!

Depuis, le gouvernement a perdu ses derniers restes de crédibilité, ce qui a rendu possible qu'un commissaire de police, M. Fritsch, monte sur une scène pour demander à ses collègues de ne plus suivre les fausses ordonnances. Il n'est pas le seul.

On discute ouvertement de l'établissement d'une nouvelle constitution, comme en France il y a deux mois ou pendant le mouvement des gilets jaunes. On a compris comme en France que tout doit changer.

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