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Non, le Royaume-Uni post-brexit ne sera pas un vassal de l’Union européenne

Le Royaume-Uni ne deviendra pas « un Etat-vassal » de l'Union européenne quel que soit l'accord commercial post-Brexit conclu, a affirmé le britannique David Frost, tandis que les négociations qui stagnent avec l’U.E. s'approchent de la date butoir fixée fin décembre.

Non, le Royaume-Uni post-brexit ne sera pas un vassal de l’Union européenne
Publié le 7 septembre 2020

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Demain, les négociateurs britanniques et européens se retrouveront pour l’avant-dernière séance de discussions organisée en septembre. La tension est à son comble, tant les parties ne parviennent pas à faire avancer les discussions sur les sujets sensibles du Brexit : les aides d'État, le droit du travail et les normes environnementales.

Mais, fidèle à ses engagements, le diplomate et ancien patron de la Chambre de commerce de Londres David Frost qui n'a jamais être touché par l’idéal européen illusoire a affirmé qu'il ne se plierait à aucun accord qui limiterait l'indépendance de son pays.  Il a ainsi souligné que le Royaume-Uni n'allait « pas faire de concessions sur le principe fondamental d'avoir le contrôle sur ses propres lois ». « Nous n'allons pas accepter des clauses qui leur donneraient le contrôle sur notre monnaie, ou sur notre façon d'organiser les choses ici au Royaume-Uni, et ça ne devrait pas être sujet à polémique », a-t-il précisé. Le Premier ministre Boris Johnson et ses ministres n'ont pas « peur d'un no-deal ». « Si nous parvenons à un accord qui régule le commerce comme celui que nous avons avec le Canada, parfait. Si nous n'y arrivons pas, ce sera comme avec l'Australie, et nous sommes totalement prêts pour cela », a-t-il déclaré. Avant de rappeler que quand il prend une position de négociation, elle est entièrement celle de son peuple : « C'est ce que signifie être un pays indépendant, c'est ce pourquoi le peuple britannique a voté et c'est ce qui se produira à la fin de l'année, quoiqu'il arrive ». 

En réalité, il n’y a pas d’autre finalité possible que celle du Brexit. Il est la seule solution, car l'Union européenne est prise à son propre jeu. Elle qui court aujourd'hui après le Royaume-Uni a tellement étendu son emprise sur les États membres grâce au droit qu’elle n’a pas imaginé qu’un jour ce même droit pourrait se retourner contre elle ( cf l’article 50 du Traité sur l’Union européenne : « Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union»). Et il est venu le temps de respecter le choix du peuple britannique : celui de redevenir un Etat souverain.

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