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Espace Aérien
Starlink ou le projet fou de la privatisation du ciel

Elon Musk, patron de SpaceX et Tesla, a l’ambition délirante de placer près de 42 000 satellites en orbite dans le ciel via son projet Starlink. Une scandaleuse privatisation de l’espace qui inquiète les scientifiques.

Starlink ou le projet fou de la privatisation du ciel
Publié le 8 septembre 2020

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Le projet de constellations de satellites de télécommunication Starlink d’Elon Musk, patron de Tesla et SpaceX, envisage de saturer l’espace proche – celui situé entre 340 et 1 200 km d’altitude – de milliers de satellites. L'objectif ? Constituer un réseau capable d'assurer à tous les utilisateurs de l’Internet un accès à haut débit. La première phase de déploiement de Starlink prévoit le lancement d’ici à 2021 de près de 1 600 satellites répartis sur 72 orbites à 550 km d’altitude. SpaceX affirme avoir l’ambition d’atteindre 42 000 satellites en l'espace de quelques années ! 

Cette folie de la conquête spatiale n’est ni plus ni moins qu’une privatisation du ciel, en l’offrant à la concurrence économique, en réduisant notre espace à un vulgaire marché et une source – ô combien fructueuse- de profit. Un parfait exemple des dérives de l’époque. En plus de soulever des problèmes éthiques, cette privatisation de l’espace va rendre l’observation scientifique du ciel de plus en plus compliquée. Des astronomes reconnus ont déjà émis des critiques vis-à-vis de cette initiative : en se déplaçant dans le ciel, les satellites Starlink dénaturent les images astronomiques avec des traînées lumineuses, au point de les rendre inutilisables. 

Après avoir fait la sourde oreille, Elon Musk a finalement daigné répondre aux critiques au début du mois de mars, affirmant que  ses satellites n’auront aucune conséquence sur les découvertes astronomiques. Malheureusement pour lui, les tests effectués ne sont pour l’instant guère convaincants, notamment celui réalisé sur le satellite 1130 « DarkSat ». L’entrepreneur a affirmé que les prochains satellites mis en orbite resteront tous sous le seuil de visibilité à l'oeil nu, ce qui n’est toujours pas satisfaisant pour les scientifiques et leurs instruments ultra-sensibles, capables d’observer des astres quatre milliards de fois plus petits que ce seuil.

L’enfant gâté Musk, qui croit que l’espace est son jouet dénature et détruit notre ciel. Et malheureusement Starlink n’est pas le seul projet spatial en cours. OneWeb a déjà envoyé en 2019 les premiers éléments d’une constellation de 5 260 satellites et Amazon affirme être prêt à propulser quelque 3 200 satellites pour son projet Kuiper dès l’année prochaine. Lynk et Facebook évoquent quant à eux des satellites opérationnels respectivement en 2021 et 2023, sans compter les projets du continent asiatique – dont la Corée du sud- et ceux de la Russie...

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