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Brexit : le Royaume-Uni signe un accord majeur avec le Japon

Alors que les discussions avec Bruxelles se sont tendues la semaine dernière sur l’accord de libre-échange post-Brexit, le Royaume-Uni a conclu vendredi un accord commercial majeur avec le Japon. Loin de la doxa, Londres prouve une fois de plus qu’une sortie de l’Union n’est pas synonyme de repli sur soi.

Brexit : le Royaume-Uni signe un accord majeur avec le Japon
Publié le 14 septembre 2020

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Alors que le projet de loi sur le marché intérieur est débattu aujourd’hui au Parlement britannique, c’est une victoire importante que Londres savoure depuis vendredi : un accord commercial « majeur » avec le Japon, le « premier» d'une « nation indépendante sur le plan commercial », selon la ministre britannique du Commerce international, Liz Truss, qui a évoqué un « moment historique».

L'accord, le plus large agrément commercial bilatéral jamais conclu, était un projet crucial pour Boris Johnson. Avec une entrée en vigueur prévue pour le 1er janvier 2021, il favorise les échanges entre les entreprises britanniques et japonaises et permet surtout aux britanniques d’échapper aux droits de douane sur 99% de leurs exportations.

Il doit augmenter les échanges commerciaux avec le Japon d'environ 15,2 milliards de livres et bénéficiera ainsi à plusieurs secteurs stratégiques, dont l'agroalimentaire et la technologie. « C’étaient des négociations vraiment difficiles, mais nous sommes parvenus à un accord de principe en trois mois environ, un rythme inhabituellement rapide », a souligné Toshimitsu Motegi, se félicitant d’avoir « amélioré » l’accès de son pays « au marché britannique pour les wagons et certaines pièces automobiles ». Carolyn Fairbairn, directrice générale de la CBI, principale organisation patronale, voit dans l’accord avec le Japon «le premier d’une longue série ».

Cette victoire ne pouvait pas mieux tomber, au moment où les relations entre Londres et Bruxelles sont plus difficiles que jamais, plombées par des divergences cruciales sur les modalités de leur future coopération. La semaine dernière, le Premier ministre Boris Johnson et ses ministres affirmaient ne pas avoir « peur d'un no-deal » avec l’Union européenne. Car quel que soit l’issue des négociations, le Royaume-Uni met déjà toutes les chances de son côté pour l’après-Brexit : après le Japon, c’est avec les Etats-Unis que le Royaume-Uni envisage de signer un nouvel accord commercial avant la fin de l’année.

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