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Les voitures “made in China” débarquent en Europe

ARTICLE. Selon les prévisions, les importations en Europe de voiture “made in China” vont exploser dans les prochaines années pour atteindre 400 000 véhicules en 2025… Et 90 % des marques concernées seront européennes.

Les voitures “made in China” débarquent en Europe

C’est une invasion silencieuse, et qui va passer inaperçue pour beaucoup d’acheteurs européens de véhicules neufs… Selon les prévisions cabinet IHS Markit relayées par les « Echos », l’Europe va connaître une envolée des importations de véhicules fabriqués en Chine. Et ce ne seront pas des véhicules de marques locales totalement inconnues chez nous, mais bien des modèles issus de marques européennes… mais dont la production se trouve délocalisée en Chine. Les experts indiquent que 90 % des volumes de voitures importées porteront des marques européennes : Dacia, Mini, Smart, Volvo, DS et BMW.   Un chiffre non négligeable quand on sait qu’approximativement 15 millions de voitures sont vendues chaque année....

Jusqu’ici, l’Europe avait plutôt bien résisté à la tentation des voitures “made in China”, et les importations étaient anecdotiques : à peine 26 000 voitures ont été amenées de Chine en Europe en 2019. De 26 000 en 2019, ce chiffre devrait atteindre selon le cabinet IHS 40 000 avant la fin de l’année et 90 000 en 2021. Les plus gros contributeurs devraient être Renault, avec la Dacia Spring, une voiture électrique dont le lancement est attendu en 2021, Daimler avec la Smart et BMW avec sa dernière Mini électrique à compter de 2022.

Comme toujours, la recette des multinationales est la même : coûts de fabrication chinois moins élevés qu’en Europe, qui compenseront largement les droits de douane (10 %) et les frais de transport. Ces constructeurs, en faisant le choix de la délocalisation totale, pourront en toute liberté faire revenir leurs voitures “made in China” et inonder les marchés européens…  avec un bénéfice encore plus important, sans prélèvements obligatoires et sans faire travailler les ouvriers français.

Quelle sera la prochaine étape ? Pour l’instant, les constructeurs chinois ne respectent pas les cahiers des charges européens pour exporter leurs marques en Europe et ont du succès uniquement dans des pays émergents où le niveau d’exigence est faible :  Asie du sud-est, Moyen-Orient et Amérique du Sud. Mais étant donné que l’Europe s’obstine à voir la Chine comme un partenaire commercial incontournable et non comme un concurrent économique et un rival systémique, cela ne saurait être qu’une question de temps.

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