Nation
Bureaucratie
Contester le diagnostic du docteur Sapir Abonnés

OPINION. La réaction de l’un de nos contributeurs au texte de Jacques Sapir, paru dans le second numéro de notre revue Front Populaire consacré à l’État profond et intitulé : « Les bureaucraties d’État face à la souveraineté populaire ».

Contester le diagnostic du docteur Sapir

Dans son article consacré au « bureaucratisme », paru dans le second numéro de la revue de Michel Onfray, Jacques Sapir amène de longue main que la démocratie populiste portée au pouvoir par une insurrection de type Gilets jaunes serait, selon lui, seule à même d’empêcher le poison de l’État profond de tuer la démocratie. Bigre !

Il n’est bien entendu pas question de contester la légitimité du mouvement Gilets Jaunes, ni de nier qu’il dit quelque chose du mal profond accablant aujourd’hui la socio économie et le système politique français. Pour autant, le souci des élites nationales ne devrait pas tant être de chercher comment attaquer ce mal bille en tête que commencer par en établir la vraie nature et, surtout, de s’assurer qu’il n’est pas essentiellement endémique.

Certes, Jacques Sapir appartient à une corporation prodigue d’orfèvres en théories hors sol et dans laquelle rares sont les membres peu ou prou non-orientés ou ne prétendant pas à l’omniscience ; mais de là à professer que la souveraineté absolue et si possible directe du peuple ne peut souffrir la contestation dans sa forme civilisationnelle la plus élevée, à savoir le référendum d’initiative populaire…  

En somme, selon l’éminent professeur, la connaissance, voire l’expertise infuses seraient le fonds biologique le mieux partagé chez les humains, dont l’expression la plus aboutie serait une opinion collective suffisante à autoriser le passage de la parole militante à un acte institutionnel réputé thérapeutique et applicable à la société tout entière.

Il ne fait ainsi guère de doute que Jacques Sapir et la probable majorité de ses pairs tiennent pour vérité intangible que la démocratie précède toujours la prospérité économique. Sauf que ces gens continuent de ne pas regarder en face que l’inquiétante hégémonie planétaire de la Chine bat en brèche un tel axiome, que le...

Contenu disponible gratuitement

Pour accéder à la totalité des contenus gratuits, vous devez vous connecter ou créer un compte.

commentaireCommenter