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La Creuse vent debout contre les éoliennes

ARTICLE. Une vingtaine d'associations vont manifester aujourd’hui à Guéret pour protester contre les éoliennes industrielles qui s’implantent anarchiquement dans le département.

La Creuse vent debout contre les éoliennes

Ils sont déterminés à faire bouger les choses. Aujourd’hui, les membres d’une vingtaine d’associations creusoises anti-éoliennes se rassemblent devant la préfecture à Guéret afin de protester contre le développement de l’éolien industriel dans la région : « Les projets d’éoliennes industrielles, d’éoliennes géantes, se multiplient dans notre département. L’une des difficultés de la lutte contre les éoliennes géantes, c’est que les projets sont éparpillés en un grand nombre de lieux différents, concernant chaque fois un nombre réduit de voisins ; nous en sommes au point où les promoteurs multiplient tous azimuts les projets d’installation : pour chaque projet abandonné, on verra renaître instantanément un autre projet juste à côté», dénonce le collectif Alertes Eoliennes 23.

En effet, dans les dix prochaines années, le nombre d’éoliennes devrait considérablement augmenter dans ce département actuellement doté de 5 parcs éoliens et 35 machines. "Il y six parcs autorisés ou en construction,  a dénoncé Cédric de Queiros, élu municipal à Saint-Georges-la-Pouge et membre de la coordination anti-éoliennes, dans un entretien à France Bleu. Il y a aussi sept parcs en instruction à la préfecture. Il y a enfin vingt-trois parcs en étude au niveau municipal à différents endroits.”

Et ce n’est pas fini. D’après les informations de ce collectif anti-éoliennes qui a analysé les nombreux projets en cours, il y aura près de 300 éoliennes dans la Creuse d'ici 2030 ! Un chiffre qui révolte, d’autant plus nourri par un sentiment d’injustice : "Dans l'ancienne région Aquitaine, vous n'avez aucune éolienne. La Creuse est devenue la poubelle de la Nouvelle-Aquitaine" dénonce quant à lui Jean-Luc Méchin, élu municipal à Mazeirat.

En février dernier, la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne reconnaissait le développement anarchique des parcs éoliens sur le territoire : “Il y a des emplacements de parcs éoliens en covisibilité avec des monuments historiques. Nous avons des territoires dans lesquels nous avons une dispersion de parcs qui donnent une saturation visuelle, voire une situation d’encerclement autour de certains bourgs qui est absolument insupportable. Je ne comprends même pas comment nous avons pu arriver à ces situations », reconnaissait la ministre. 

Depuis plus de vingt ans, les gouvernements qui se sont succédé à la tête de la France ont fait de l’énergie éolienne le nec plus ultra de la transition écologique et énergétique. A tort. Il suffit d’analyser la politique en la matière de l’Allemagne, qui est un échec cuisant, pour constater qu’un tel objectif ne peut conduire qu’à un désastre.

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