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Photoreportage
Gard : le domaine de Bel air la côte, pionnier du bio Gratuit

Au cœur des Costières, rencontre avec Philippe Moine, viticulteur passionné et attaché à sa terre gardoise. Le domaine de Bel air la côte : une histoire de famille, de transmission, et de bio.

Philippe Moine, viticulteur, travaille la terre depuis l’âge de 16 ans. Il en a aujourd’hui 56. 40 ans passés sur cette terre des Costières dans le Gard. A Beauvoisin, sur le domaine de Bel air la côte, il produit son vin biologique épaulé par son épouse Valérie, entourés de leurs quatre enfants : Samuel, Nicolas, Camille, et Joachim qui participent tous à l’exploitation.

Comme souvent, il s’agit d’une histoire de famille. Philippe a pris la relève de son père, qui s’ était installé ici dès 1979. L’histoire ne fut pas toujours un long fleuve tranquille. La faute notamment à deux expropriations : pour la construction d’un terrain d’aviation puis de l’autoroute.

C’est en 1998 que Philippe se lance dans le bio. Sur la zone il fait office de pionnier en la matière. Depuis il est totalement autonome. Aussi bien sur le cycle viticole que sur le plan commercial. Ici on cultive l’authentique, sans fard ni cosmétique pour touristes. Un domaine brut de décoffrage, sans fioriture. Ici on reste concentré sur le cœur du métier. C’est visiblement ce que les clients aiment, cette authenticité et cette simplicité préservées.

Sur le domaine quatre types de cépages essentiellement : grenache, syrah, carignan, marselan. Pour des vins rouges, blancs et rosés. Tous bio donc.

Ces dernières années il a fallu faire face aux aléas. La sécheresse en 2017, le mildiou ( champignon parasite ) la brûlure en 2019 avec des températures de 44 degrés. Trois années de sinistres. La gestion des intempéries sur le secteur et de la canicule demeurent parmi les grosses difficultés.

Après avoir eu jusqu’à trois salariés, Philippe et ses proches ont décidé de travailler en famille. Un choix financier.

Philippe commercialise son vin dans de nombreux grands restaurants, travaille avec des grossistes à l’étranger, il a même un client à Kyoto, au Japon.

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