Analyses
Haut Karabakh
Haut Karabakh : l’Europe assiste muette et complice à un nouveau génocide des Arméniens  Abonnés

OPINION. Entre les élections américaines, la pandémie et le confinement, la vague islamiste, la France et ses partenaires européens détournent leur regard du Haut Karabakh. Ce qui se joue là-bas est pourtant rien moins qu’une guerre et un crime abjects.

Haut Karabakh : l’Europe assiste muette et complice à un nouveau génocide des Arméniens 

C’est un combat inéquitable qui se poursuit depuis plus d'un mois. Et un massacre progressif des populations arméniennes qui se joue dans cette partie du monde, loin des yeux, loin du cœur qui n’a aucune place dans une diplomatie internationale totalement muette sur le sujet. Les Arméniens d'Artsakh (Haut Karabakh en Arménien, 150.000 habitants) sont attaqués par une alliance de 90 millions d’Azéris, de mercenaires djihadistes syriens et libyens, soldats pakistanais, financés par la Turquie... Ces Arméniens sont évidemment soutenus par l’Arménie mais sa population (à peine 3 millions d’habitants) et son armée faite de civils qui portent les armes - des professeurs, des commerçants, chauffeurs, musiciens, étudiants d’universités, vignerons, etc. - ne font guère le poids face au rouleau compresseur turco-azéri.

Que fait la France ? Rien ou si peu (quelques incantations macroniennes sans aucune portée, ni fermeté...)

Que fait l’Union Européenne ? Rien, sous l’influence des Allemands qui regimbent à dénoncer le crime turc, tant Merkel redoute les heurts à l’intérieur même de ses frontières avec ses ressortissants. Ou plutôt si, l’aumône : 400 000 euros d’aide humanitaire.

Que font les États-Unis ? Rien, embringués dans des élections disputées comme jamais.

Que fait l’ONU ? Rien... Pas même une remontrance ! On croit rêver, sauf à entendre que l’institution vient de nommer de Ayse Cihab Sultanoglu, Turc, au poste de représentant aux discussions de Genève.

Que fait la Russie ? Rien... Poutine observe du coin de l’œil, et ne se sent pas d’engager ses troupes ou de l’armement aux côtés de ce petit pays dont il n’apprécie guère le président arrivé à sa tête par une révolution de velours.

Alors quoi ? Faut-il laisser massacrer les populations chrétiennes de cette partie du monde au motif qu’ils ne sont pas installés sur des gazoducs, des intérêts pétroliers ou riches...

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