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Transition énergétique
Rançons et précarisation énergétiques : stop à l’imposture de la transition ! Abonnés

OPINION. André Pellen lance l’offensive. Il souhaite que les Français fassent pression pour qu’une majorité de députés somme le gouvernement de prononcer un moratoire immédiat sur la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte ( LTECV ). Demain nous publierons un nouveau texte avec une lettre à adresser aux députés.

Rançons et précarisation énergétiques : stop à l’imposture de la transition !

Tandis que le pays s’enfonce dans la plus périlleuse crise socioéconomique subie depuis 1945, une tenace et déjà ancienne intention politique d’abimer notre industrie électronucléaire continue d’être si manifeste que le foisonnement sous les formes les plus variées d’indignations platoniques s’ignorant peu ou prou les unes les autres perd chaque jour davantage le pouvoir de retenir le bras du fossoyeur.  

Le sauvetage de l’inestimable patrimoine industriel naguère admiré du monde et contributeur net de notre prospérité d’antan apparait désormais si vital qu’il relève d’une responsabilité et d’une urgence de salut public que des comités citoyens investissent les permanences de députés dont aucun ne doit échapper à la remise de la motion revendicative suivante, ni à l’injonction d’en saisir le Parlement : exiger la reconsidération de la LTECV à l’aune des conclusions d’une expertise chargée d’en évaluer exhaustivement le coût, d’en identifier, sur la durée, toutes les conséquences environnementales, sociales et économiques impactant la condition des Français, de même que pesant sur les niveaux scientifique et technologique du pays, sur la dynamique de sa R et D et sur la notoriété de son industrie.

Ainsi, la pression populaire doit-elle être telle qu’une majorité de députés finisse par se sentir obligée de sommer le gouvernement en ces termes : prononcez un moratoire immédiat sur l’exécution de la LTECV, en même temps que constituez la commission d’experts vous permettant d’élaborer et de proposer au parlement une nouvelle loi de programmation de la politique énergétique du pays… ou nous vous contraignons à mettre en jeu la responsabilité du gouvernement, au moyen de l’article 49 alinéa 3 de la constitution, en engageant les parlementaires à voter un texte de défiance, sur cette question.

Il est en effet devenu impératif que nos compatriotes les plus lucides et les plus soucieux de sauver un confort et une qualité de vie, voire un gisement de prospérité - élus compris - anticipent sans tarder sur la préoccupation suivante : combien de blackouts notre pays va-t-il devoir endurer, avant que n’éclate un salutaire soulèvement de type gilets jaunes, et quel prix attendre que ses habitants jugent intolérable de payer la soi-disant transition énergétique ?    

Nos compatriotes ne doivent surtout pas se laisser circonvenir par les théâtrales prestations d’une Barbara Pompili hermétique à la substance techno scientifique de sa charge, lorsque, dans l’hémicycle, elle interprète la rhétorique des menteurs de l’ADEME qu’une cellule de communicants lui a mise en musique. Pareil dévoiement du débat parlementaire, tellement facile à démystifier, n’a plus grand chose à voir avec la confrontation des savoirs notoirement féconds et profitables à la Nation, prescrite par la constitution. Au demeurant, ce gouvernement d’opportunismes n’est plus à une injure près de cette dernière, qui achève sans état d’âme de ruiner son opérateur historique (1) ; dramatique dommage collatéral de la forfaiture : des Français manipulés depuis des décennies vont jusqu’à refuser de regarder en face les graves préjudices qu’ils devraient en redouter !

C’est donc une fois de plus sur la France la plus lucide et la plus audacieuse que repose la responsabilité de ne pas attendre que ce pays déjà bien abîmé en arrive à se trouver le dos au mur, pour agir et appeler massivement à agir contre ce qu’il faut bien appeler une entreprise règlementaire de démolition : j’exhorte ici cette France-là à diffuser et à faire largement diffuser le présent appel que je me charge d’adresser à la presse et aux parlementaires.

(1) Cf le diktat écolo bruxellois accordant à EDF l’insigne privilège de vendre, dans certains cas, l’électricité nucléaire qu’on lui rackette au-delà de ses coûts de production... ce que le très libéral axe germano scandinavo flamand appelle marché libre et non faussé !

Source : Var Matin du 30/11/2020


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