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Analyses
Revendiquer la suspension sine die de l’exécution de la LTECV Abonnés

OPINION. Dans la foulée du texte publié hier, André Pellen indique la marche à suivre pour suspendre l’exécution de la loi de transition énergétique pour la croissance verte : exhorter son député à constituer avec ses pairs une majorité parlementaire exigeant du gouvernement qu’il prononce un moratoire immédiat sur l’exécution du programme.

Revendiquer la suspension sine die de l’exécution de la LTECV

Madame, monsieur, cher(e) ami(e)

L’article accessible au lien appelle pour la première fois chaque Français à se rendre à la permanence de son député pour l’exhorter à constituer avec ses pairs une majorité parlementaire exigeant du gouvernement, dans les formes règlementaires idoines, qu’il prononce un moratoire immédiat sur l’exécution du programme de transition énergétique stipulé par la loi n°2015-992 du 17 août 2015 (1).

Le caractère délétère de ce dernier, dont atteste déjà d’irréparables dégâts socioéconomiques et environnementaux, apparaît aujourd’hui d’autant plus redoutable que nos hivers ne s’accommoderont pas indéfiniment d’une production énergétique abusivement erratique et parcimonieuse. Au demeurant, la notoire iniquité électorale, politique et publicitaire de la genèse de ladite loi et de ce qu’on y a mis dedans légitimerait d’en interrompre sans délai une trajectoire de l’application se révélant chaque jour plus funeste.

À ses artisans aujourd’hui au pouvoir, à leurs complices et aux millions de compatriotes qu’ils ont convaincus de nier la conscience de leur état de victimes, il convient plus que jamais de clamer ceci : comment peut-on aussi facilement accorder à un comité réputé scientifique la souveraineté quasi absolue de décider des moyens de protéger « à tout prix » la santé individuelle du plus humble de nos concitoyens, quand, depuis des années, on dénie cette même prérogative à une communauté d’experts techno scientifiques et industriels faisant autorité dans le monde, pour préserver une santé collective de la nation, suspendues à l’approvisionnement énergétique propre, abondant et bon marché qu’un électronucléaire de surcroit franco français a largement prouvé être seul en mesure de garantir ?

Il y a quelque candeur à penser cet appel susceptible d’inciter nos compatriotes à se précipiter en masse chez leurs députés, jugeront d’aucuns. Ceux-ci doivent savoir que nous sommes déjà quelques-uns à moins compter sur une telle réactivité que sur la montée en puissance de la conscience qu’approche la commotion sociale sur laquelle ne peut que déboucher la mystification de la transition énergétique. Devrons-nous ce dramatique épilogue au blackout de trop ou au coût devenu prohibitif du KWh électrique ? Une chose paraît sûre, en tout cas : si rien n’est fait pour interrompre à temps ce suicidaire fourvoiement de la politique énergétique française, nous n’aurons pas à attendre des années l’éclatement de l’abcès socioéconomique.

C’est pourquoi, je vous demande à toutes et à tous d’agir sans délai, comme préconisé ci-avant, tout au moins d’aider à fourbir une mobilisation générale efficace en diffusant et en faisant largement diffuser le présent appel à produire aux députés, par les visiteurs de leurs permanences (1).
Parallèlement, je vous implore de signer et de faire signer la pétition contre la cannibalisation Bruxelloise d’une EDF comme par hasard dotée de l’outil de production électrogène le plus sûr et le plus rentable de l’UE.

Bref, ces initiatives se doivent d’inoculer irréversiblement le ver de la rébellion dans l’apparence de consensus qu’entretiennent aux forceps et avec une large complicité médiatique les propagandes gouvernementale, des auxiliaires partisans de l’État, que nos impôts nourrissent, et de ses obligés industriels, pour la plupart étrangers, qu’il rémunère grassement.

Le fait que, avec Giscard d’Estaing, vient de disparaitre une idée de la grandeur industrielle de la France met plus cruellement que jamais en relief le ruineux amateurisme politique du clientélisme électoral aveugle qui s’est emparé du mode de sélection de nos gouvernants. On doit à ce sordide tropisme institutionnel le sabotage d’un des plus beaux fleurons industriels jamais possédé par la France, entamé il y a 25 ans déjà.

(1) Le nécessaire foisonnement des démarches individuelles est à portée de main, car envoyer à son député le copier-coller personnalisé du courrier que je viens moi-même de poster et dont on trouvera le modèle ici, ne coûte au pire qu’un timbre et une enveloppe, au mieux, un simple clic sur sa souris…

Il suffira de changer, dans le document « word », le nom de l’expéditeur et ses données personnelles, ainsi que celui et celles du destinataire, à savoir la ou le député de votre circonscription. Puis de signer en fin de texte de votre nom en lieu et place de l’expéditeur.

Ainsi, allons-nous voir si la volonté abondamment manifestée d’en finir avec cette arbitraire transition énergétique est bien sincère chez ses innombrables détracteurs individuels, associatifs ou institutionnels, si ces derniers auront à cœur d’inciter leurs membres à s’acquitter consciencieusement de la démarche ici préconisée ; finalement si, après cette opération, tous demeureront légitimes à continuer de déplorer.

Bien cordialement,

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