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Mieux nommer pour mieux lutter

OPINION. Néo c’est la nouveauté. Qui serait contre le progrès, allié à la Liberté ? Par ce conditionnement sémantique, beaucoup entendent comme bénéfique tout ce que les néo-libéraux leur imposent. Cassons la légende colportée par leur propagande outrancièrement positiviste. Nommons-les, le plus souvent possible, pour ce qu’ils sont vraiment.

Mieux nommer pour mieux lutter
Publié le 2 janvier 2021

La couverture du premier numéro de la revue « Front Populaire », pose un court inventaire des problématiques françaises et conclue par cette question :

QUE FAIRE ?

Comment forcer la gouvernance à une Démocratie respectueuse de ses principes ?

La violence ne nous servira pas. Elle n’intéresse que peu de militants, du peu qui la cautionnent bien moins iront au front et de toute façon, même les plus déterminés ne feront pas le poids… Et ils n’ont plus le temps d’apprendre, de réapprendre.

Nous sommes condamnés à subir, résignés, ou à vaincre dans la non-violence !

Pour certains le choix est fait. Ils lutteront par le politique et dans la non-violence.

Et la saturation médiatique au temps de l’Internet rend caduque l’idée même de l’Homme providentiel, fut-ce un génie.

QUE FAIRE ?

Il nous reste les mots. Comme Gandhi, nous avons un potentiel d’idées portées par les mots…

Mais nous ne pouvons rivaliser contre le vacarme abrutissant craché par l’exutoire de la propagande officielle omnipotente.

Nous devons donc concentrer nos efforts non pas sur le volume de notre information, mais sur ce qui peut permettre sa diffusion dans les consciences, sur ce qui aide à son entendement. Et malheureusement la pertinence n’y suffit pas, nous le constatons…

Comme en matière publicitaire, nous devons donc trouver les clefs sémantiques adéquates pour ouvrir les esprits, pour casser les codes du conditionnement médiatique de long terme, pour infuser le doute dans les consciences et enclencher le processus de remise en question de ce conditionnement et de sa propagande…

Le démontage des éléments de langage de l’élite auto-proclamée s’inscrit dans cette stratégie de reconquête de l’opinion.

Un exemple de terme comportant un message subliminal, message qui conditionne et subordonne les consciences, le qualificatif : NÉOLIBÉRAL.

Le préfixe néo est chargé d’une mythologie positiviste. Néo c’est la nouveauté.

Qui serait contre la nouveauté et le progrès, alliés à la Liberté ?

Par ce conditionnement sémantique, beaucoup d’individus entendent comme bénéfique pour eux et leur famille, tout ce que les néo-libéraux leur imposent… Pourtant.

Ce libéralisme mâtiné de totalitarisme financier, nous ramène à grands traits vers l’ancien régime. Une nouvelle gouvernance non élue démocratiquement pilote partout ou presque les affaires du Monde. C’est un nouveau modèle d’aristocratie brutale qui dispose des techniques modernes de contrôle et de contrainte. Et les modalités de coercition physique et psychique qui sont expérimentées à l’encontre des mouvements de protestations et de leurs acteurs, sont indubitablement sur une pente fascisante…

Ces gens-là nous ramènent avant la Révolution française, avant les Lumières, sous l’Absolutisme ! Ce ne sont même pas des néo-libéraux !

Cassons la légende colportée par leur propagande outrancièrement positiviste. Nommons-les, le plus souvent possible, pour ce qu’ils sont vraiment :

Des ARCHÉO – LIBÉRAUX !

Et là, peu à peu, ce mythe progressiste s’effrite et tombe. C’est une des clefs…

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