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Racialisme
Aux États-Unis, le racisme anti-blanc institutionnalisé par l’administration Biden Abonnés

ARTICLE. Dans le projet de loi de relance COVID américain, un programme d’aide fédérale permettra d’effacer les dettes des agriculteurs « socialement désavantagés » : c’est-à-dire de tout le monde... sauf des hommes blancs. Une dérive qui doit nous faire réagir urgemment sur les dangers de l’idéologie racialiste.

Aux États-Unis, le racisme anti-blanc institutionnalisé par l’administration Biden

Il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour que Joseph Robinette Biden Jr. fasse une entorse à ses promesses de campagne. Il y a un peu plus d’un mois, il promettait d’être « le président de tous les Américains » et souhaitait appeler à l’unité. Force est de constater que ce n’est pas le cas, puisque dans son plan pour relancer l’économie américaine frappée par le COVID-19 votée ce 27 février, une disposition exclut très clairement une partie du peuple américain : les Blancs.

La proposition de loi, longue de 5593 pages, contient une mesure éloquente, dans l’article 1005 : il s’agit d’offrir aux propriétaires agricoles une remise totale de leur dette pouvant aller jusqu'à des centaines de milliers de dollars par agriculteur, et ce, sans conditions.

Cependant, pour être éligible à ce programme, il faut être un « individu socialement désavantagé » … Pour savoir ce que cache ce terme pour le moins fumeux, il faut aller à l’article 124.103 du titre 13 du Code des régulations fédérales, où l’on trouve ceci : « Les personnes socialement défavorisées sont celles qui ont été soumises à des préjugés raciaux ou ethniques ou à des préjugés culturels au sein de la société américaine en raison de leur identité en tant que membres de groupes et sans égard à leurs qualités individuelles ». En particulier, « sont socialement défavorisés : les Noirs américains ; Américains hispaniques ; Amérindiens (…) Américains d'Asie-Pacifique (…) ». Nous vous épargnons la liste interminable des origines concernées, mais vous avez ici les principales.

Parmi toutes ces personnes, les blancs sont exclus. L’article précise qu’une preuve de ce désavantage social doit inclure « au moins un trait distinctif objectif qui a contribué au désavantage social, comme la race, l'origine ethnique, le sexe, le handicap physique, la résidence de longue durée dans un environnement isolé du courant dominant de la société américaine » et d’ajouter qu’une femme doit prouver son désavantage social si elle ne fait pas partie des catégories suscitées. En d’autres mots : seuls les hommes blancs ne peuvent pas prétendre au statut « d’individu socialement désavantagé ». Peut-être aurait-il été plus rapide d’écrire directement : « les Blancs ne sont pas éligibles à ce programme » ?

C’est un traitement semblable qui est réservé aux restaurateurs, auxquels la proposition de loi veut offrir jusqu'à 5 millions de dollars par établissement pour compenser les pertes causées par les fermetures dues aux restrictions sanitaires. Là aussi, « seules les femmes, les anciens combattants et les individus "socialement et économiquement défavorisés" (là encore, définis racialement ailleurs dans la loi fédérale) peuvent présenter une demande pendant les trois premières semaines du programme. La plupart des hommes blancs passeront automatiquement en dernier, même si leurs besoins sont plus pressants ».

Cette loi contrevient directement au quatorzième amendement de la Constitution de 1787 censé garantir l’égalité devant la loi de tous les citoyens américains. Pourtant, les grands médias américains ne semblent pas s’en émouvoir. Il n’y a guère que le journal conservateur New York Post qui, par la voix de Betsy McCaughey, ancienne Lieutenant Gouverneure de New York, relate le contenu de la mesure et tire la sonnette d’alarme en rappelant que la pandémie touche tout le monde, sans distinction de race et que, dans sa ville par exemple, « 54% des restaurateurs new-yorkais ne pourront pas survivre les six prochains mois sans aide. »

Si nous connaissons le rapport particulier qu’entretient le pays de l’oncle Sam avec la notion de race, notamment par son histoire tumultueuse avec l’esclavage, il serait déraisonnable de balayer ces débats d’un revers de la main au motif qu’ils concernent un autre pays que le nôtre, sachant que les évènements politiques américains ont une fâcheuse tendance à s’inviter dans l’Hexagone avec quelques années de décalage. En effet, nous l’avons vu, les théories indigénistes, décoloniales et racialistes, d’abord prises pour des délires cantonnés aux universités américaines, ont déjà bel et bien débarquées en France : Emmanuel Macron a d’ailleurs reproché « l’ethnicisation de la question sociale » par les universités françaises.

Par la diffusion effrénée du mouvement « woke », qui signifie initialement « éveillé » et des doctrines racialistes qui se répandent partout en Occident, la « discrimination positive » semble s’ériger progressivement en principe. Par cette loi, Joe Biden franchit le Rubicon : il emprunte un chemin sans retour vers le racisme d’État assumé. Pourtant, répétons le inlassablement : le racisme ne peut pas être positif, quelle que soit la coloration qu’il prend.

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