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Faire avancer les idées souverainistes en 2022 : les trois référendums (partie 2) Abonnés

OPINION. Pour parer l’impasse politique qui se profile en 2022, notre abonné nous présente en trois parties son idée pour faire avancer les idées souverainistes chères à Front Populaire. Après en avoir exposé les enjeux, il nous détaille les contours de sa proposition, articulée autour de la consultation citoyenne.

Faire avancer les idées souverainistes en 2022 : les trois référendums (partie 2)
Publié le 2 mars 2021

Le premier chapitre de la présente proposition concernait la description générale de ses raisons et motivations. Il est temps de rentrer dans la description concrète de ce qui est suggéré. C’est-à-dire, que les citoyens demandent (on pourrait dire « exigent ») et obtiennent de la part d’un certain nombre de candidats qu’ils s’engagent sur la démarche suivante.

a/ Dans les six mois qui suivront les élections présidentielles et législatives, le gouvernement et l’assemblée nationale travailleront tout d’abord essentiellement sur le nettoyage et la cohésion des lois actuelles, sur la pertinence des niches fiscales et sur la correction des anomalies législatives (lois inutiles, doublons, lois contradictoires les unes avec les autres, etc.), ce qui permettra aux ministres de travailler avec leurs ministères respectifs pour connaître leurs périmètres, leurs dossiers et l’utilisation effective des budgets passés. Pas de nouvelles lois pendant six mois, mais un audit général objectif et sérieux sur la situation réelle du pays. Bref, il s’agira de connaître et documenter le présent pour préparer le futur. On en profitera aussi pour faire réaliser un audit objectif sur l’immigration et ses conséquences, sur les politiques énergétiques et sur les dysfonctionnements de l’Union Européenne.

b/ En parallèle, le gouvernement et les élus travailleront à la mise en œuvre de trois référendums, qui devront être organisés rapidement, afin d’être conduits et dépouillés dans les six premiers mois qui suivront l’élection présidentielle, et qui seront consacrés aux trois sujets principaux auxquels la France est confrontée. L’idée est de permettre aux citoyens français de s’exprimer clairement sur ces trois sujets :

- Le premier sera consacré à la pertinence et à la forme du maintien de la France au sein de l’Union Européenne. Ce référendum demandera aux citoyens de choisir entre trois options : Le Frexit pur et dur, le maintien inconditionnel de la France au sein de l’UE actuelle ou la possibilité d’un maintien conditionnel de la France au sein de l’UE (la France ne resterait au sein de l’UE que si la gouvernance évolue en profondeur). Cette troisième hypothèse se concrétiserait par l’activation immédiate de l’article 50, afin de formaliser la volonté française d’envisager une Europe des nations et déclencher les négociations permettant d’examiner la proposition. Il va de soi que la mise en œuvre des GOPE fera l’objet d’un moratoire en attendant le dépouillement de ce référendum.

- Le second concernera l’arrêt ou la poursuite des politiques relatives à l’immigration et ses conséquences. On peut là encore envisager trois possibilités. Le maintien et la reconduction des politiques actuelles est la première. La seconde sera l’arrêt immédiat et intégral de toutes les formes d’immigration, dans le cadre d’un moratoire dont la durée devra être identifiée, mais au minimum de trois ans. La troisième est une voie médiane, basée sur une inflexion forte et claire, construite sur la lutte ferme contre toutes les formes d’immigration illégale ou clandestine (avec des sanctions contre les complices, y compris les ONG et les associations), sur des quotas quantitatifs et qualitatifs, et sur la réduction non moins ferme des dérives en matière de prestations sociales en tout genre, qui rendent notre pays particulièrement (et inutilement) attractif. Cela sera couplé avec une intensification du travail de terrain, permettant l’intégration des familles de réfugiés éligibles qui ont choisi de reconstruire leurs vies à nos côtés. Il n’est pas déraisonnable de suggérer, par exemple, que la situation plus que tendue de notre système hospitalier vient aussi (mais pas seulement, bien entendu) des conséquences d’une AME trop généreuse et trop dévoyée. La France peut décider de rester une terre d’accueil sans pour autant continuer à être naïve et inutilement généreuse, ce qui la conduit à se faire piller.

- Le troisième sujet concernera la stratégie globale que doit prendre la transition énergétique en France. Détruire les atouts énergétiques de la France (électricité nucléaire propre et peu coûteuse) sur l’autel du culte des éoliennes, complétées (voire même remplacées certains jours) par des centrales à charbon est un sujet sur lequel les citoyens doivent pouvoir donner leur avis. Ce sont en effet eux qui subiront de plein fouet l’explosion des factures qui en résultera, sans même que soit évoquée la destruction de la beauté de nos paysages et la dégradation certaine de la qualité de l’air.

c/ Les candidats devront donc se positionner dès le début de leur campagne sur leur engagement ferme et irrévocable à mettre en œuvre ces trois référendums et à en respecter les résultats quels qu’ils soient. C'est-à-dire que la politique du gouvernement et des élus pour les cinq années à venir sera construite et mise en œuvre à partir du résultat de ces trois référendums. Donc stop aux promesses de campagnes oubliées dès le lendemain de l’élection. Stop également aux programmes flous annoncés deux semaines avant la date de l’élection. Il va de soi que sur d’autres sujets de société non mentionnés, les candidats resteront libres de faire les propositions qui sont en adéquation avec leurs orientations, dès lors qu’ils acceptent d’écouter les citoyens sur les trois sujets essentiels et de construire ensuite la politique que suivra le pays autour de ces trois priorités, qui généreront évidemment des effets secondaires dans de nombreux autres domaines. On aurait pu choisir d’autres thèmes, mais les trois sujets mentionnés sont au cœur de la quasi-totalité des crispations. Il est donc essentiel que les citoyens s’expriment et soient entendus. Par ailleurs, il fallait choisir des sujets simples pour lesquels les réponses seraient lisibles. Et il est bien sûr nécessaire que sur les trois sujets évoqués, tous les choix soient offerts, même ceux qui valideraient la poursuite des politiques actuelles.

d/ De notre côté, nous citoyens, nous nous engagerons à voter pour les candidats qui accepteront ces demandes et confirmeront qu’ils les mettront en œuvre. Et nous nous engagerons aussi à respecter les résultats des référendums, quels qu’ils soient.

Cela semble devoir être formalisé par une lettre ouverte des citoyens aux candidats, dont un premier jet figure ci-dessous. Il devra évidemment être amélioré. Cette lettre ouverte devra être diffusée par de multiples canaux (médias, journaux, réseaux sociaux, etc…), ce qui supposera un financement. La mise en œuvre d’une cagnotte en ligne pose le seul problème de la désignation d’une équipe sérieuse, honnête et sincère, chargée de surveiller l’utilisation des fonds et d’en rendre compte régulièrement.

La troisième partie de cette proposition sera consacrée à une analyse de sa pertinence et de ses probabilités de succès.

Lettre ouverte : déclaration des citoyens qui seront électeurs dans quelques mois...

Nous, citoyens français, demandons formellement que les candidats aux élections à venir en 2022 (présidentielles et législatives) intègrent dans leurs programmes respectifs l’engagement irrévocable de mettre en œuvre trois référendums, qui devront être organisés et dépouillés dans les six mois qui suivront l’élection présidentielle, et l’engagement non moins irrévocable d’en respecter les résultats quels qu’ils soient. La politique de la France sera donc construite et conduite en tenant compte du résultat de ces trois référendums.

Ces trois référendums concerneront :

1/ Le maintien de la France au sein de l’Union Européenne. Plus exactement, trois choix devront être proposés aux citoyens : le maintien de la France au sein de l’UE sans changement, la sortie de la France de l’UE (Frexit) ou l’activation de l’article 50 permettant la possibilité d’une sortie de la France de l’UE, en vue d’activer les négociations sur les modalités de la sortie, mais n’excluant pas un possible maintien. La France pourrait donc accepter, sur la base d’un référendum futur qui sera organisé à l’issue de la phrase de négociation, de rester au sein de l’UE si la gouvernance des instances européennes, aujourd’hui déficiente, évolue pour remplacer l’UE actuelle par une vraie Europe des nations souveraines, qui écoutent les citoyens européens.

2/ Les politiques relatives à l’immigration. Ici encore, trois possibilités seront proposées aux citoyens : le maintien des politiques actuelles, l’arrêt immédiat de l’immigration et la mise en place d’un moratoire - d’une durée minimale de trois ans mais qui durera jusqu’à ce que les dysfonctionnements, les crises actuelles et le déficit d’intégration des immigrés légitimes déjà présents sur notre sol ait été solutionné -, ou encore l’évolution immédiate vers une politique nouvelle construite sur une lutte ferme (expulsions comprises) contre toutes les formes d’immigration clandestine ou illégale (et les organisations qui s’en rendent complices), la mise en oeuvre de quotas qualitatifs et quantitatifs, et l’amélioration des conditions d’accueil des familles de réfugiés, dont l’intégration sera une des priorités. En parallèle, les citoyens français demandent aux candidats de revoir en profondeur le périmètre et les montants affectés au regroupement familial, à l’Aide médicale d’État et aux prestations sociales affectées aux immigrés en attente de régularisation.

3/ Les politiques relatives à la transition énergétique. Nous, citoyens,  sommes de plus en plus sceptiques sur le sujet et inquiets de voir que les politiques énergétiques actuellement  en oeuvre vont se traduire par la dégradation de la qualité de l’air (centrales à charbon, au gaz ou bio masse qui accompagnent la prolifération des éoliennes) et l’alourdissement des factures énergétiques qui pèseront sur les français. Trois choix seront proposés aux citoyens : a/ Maintien des politiques actuelles. Aménagement des politiques actuelles sur la base d’un audit complet et sincère, notamment sur les questions relatives à la filière nucléaire (l’électricité nucléaire est plus respectueuse de l’environnement et moins chère que les autres sources d’électricité, y compris « vertes ») et aux filières « renouvelables » (les citoyens français ne souhaitent pas que le prix de l’électricité augmente massivement pour subventionner des parcs éoliens gérés par le secteur privé). Les citoyens attirent également l’attention sur l’idée que le démantèlement d’une centrale nucléaire est une opération difficile, faisant courir des risques importants aux populations environnantes. c/ Restauration d’un secteur énergétique français intégré, sur la base de l’audit mentionné précédemment, afin que les profits provenant des énergies renouvelables ne soient plus captés par le secteur privé mais soient dirigés vers les citoyens français par une tarification transparente.

En complément, les candidats s’engagent à ce que les six premiers mois suivant l’élection présidentielle soient utilisés pour d’une part, remettre de l’ordre dans l’arsenal législatif (cohérence générale des lois les unes avec les autres, suppression des doublons….) et d’autre part, faire réaliser des audits sérieux sur le fonctionnement des administrations et des collectivités territoriales, ainsi que sur les périmètres des trois référendums cités ci-dessus. Les conclusions de ces audits, auxquels des Français participeront, devront être communiqués et rendus publics.

Nous, citoyens français, nous engageons à respecter les résultats des trois référendums, quels qu’ils soient.

Nous, citoyens français, nous engageons à voter pour les candidats et/ou les partis qui intégreront les demandes citoyennes évoquées ci-dessus dans leurs programmes et en prendront l’engagement formel et public.

Nous, citoyens français, nous engageons aussi à faire émerger un barrage républicain impitoyable contre tout candidat qui refuserait ces demandes.

Nous citoyens français, nous engageons enfin à nous opposer fermement à tout élu qui aura accepté les demandes et tenterait ensuite de ne pas respecter les résultats des trois référendums s’il était élu.

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