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Le principal suspect de l’agression du photographe de Reims a déjà été condamné à huit reprises Abonnés

ARTICLE. Un Algérien a été mis en examen pour “tentative de meurtre aggravé”. Suspecté d’avoir lynché le photo-journaliste Christian Lantenois, il n’est pas totalement inconnu des forces de l’ordre et encore moins de la justice. Condamné déjà huit fois par le passé, il résiderait également sur notre territoire sans carte de séjour.

Le principal suspect de l’agression du photographe de Reims a déjà été condamné à huit reprises

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Anes Saïd K. jeune algérien né le 18 avril 1999 est dans le collimateur de la justice rémoise. Mis en examen par le procureur Matthieu Bourrette, il est le principal suspect dans le cadre de l’enquête traitant de l’agression du photo-journaliste Christian Lantenois. Identifié par des caméras de surveillances et la convergence de témoignages, il est accusé d’avoir lynché le sexagénaire, lequel est à l’heure actuelle entre la vie et la mort.

Anes Saïd K. n’est pas inconnu des forces de l’ordre ou de la justice. Loin de là ! L’homme incarne assez parfaitement la désormais célèbre impuissance de l’institution judiciaire face aux délinquants multirécidivistes. Pas encore âgé de 23 ans, le jeune homme, longiligne, au visage encore marqué par les traits de l’enfance, cumule à lui seul huit condamnations prononcées entre 2018 et 2019. Les premières peines ont été décidées par le tribunal de Bobigny, alors qu’il vivait encore en région parisienne. Il était alors mineur.

Lui sont imputables des faits de délinquance liés au trafic de stupéfiants. Il a notamment été interpelé en juillet 2019 en possession de 88 grammes de cannabis, soit quatorze barrettes qu’il prétend réserver à sa consommation personnelle. Il a été condamné à six mois de prison avec aménagement de peine. Il ira bien en maison de sureté, l’espace d’un mois entre avril et mai 2020, pour ne pas avoir effectué les travaux d’intérêts généraux auxquels il avait été contraint. Il a également été condamné pour “violences en réunion” et est actuellement suivi par le juge d’application des peines.

Un profil de récidiviste issu de l’immigration qui se mutiplie dans l’hexagone. Mais Anes Saïd K. présente une autre caractéristique : né en Algérie, il a bénéficié d’un titre de séjour espagnol qui lui aurait permis d’entrer en France à l’âge de 13 ans. Le Figaro souligne même (tout en rappelant que ce point reste à confirmer) que le titre de séjour n’aurait pu être renouvelé en 2015. Ce serait donc en toute illégalité que ce délinquant occuperait notre territoire, sans qu’il n’ait manifestement jamais eu à craindre une expulsion, même à l’occasion de son incarcération pendant un mois, à l'âge de 21 ans.

Un laxisme avec des conséquences dramatiques : mis en examen pour “tentative de meurtre aggravé”, il se serait déchainé pendant 57 secondes sur le visage de Christian Lantenois, « coupable » d’avoir photographié un groupe de jeunes qui préparait une rixe. 57 secondes où il aurait infligé par la force de ses poings et de l’appareil photo de la victime (dont il a volé ensuite la carte mémoire) des blessures tragiques. Le journaliste souffre d’un traumatisme crânien très sévère, d'un hématome sous-dural et d'une hémorragie cérébrale.

Anes Saïd K. encourt la prison à perpétuité. Il s’est pour le moment plongé dans le mutisme. Son silence fait écho à l’impuissance coupable de la justice. Si celle-ci était appliquée, le jeune homme algérien n’aurait jamais pu commettre cette agression dramatique : multirécidiviste et vraisemblablement sans autorisation de résider en France, il n’avait tout simplement rien à faire en liberté sur notre territoire.

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