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Assassinat de Samuel Paty : l’élève à l’origine du drame avoue avoir menti Abonnés

ARTICLE. L’élève qui avait accusé Samuel Paty d’islamophobie dans le cadre du cours sur les caricatures de Charlie Hebdo est passé aux aveux. Elle a fini par reconnaître ce que chacun avait fini par soupçonner : elle n’était pas présente lors du cours dont elle prétendait avoir été exclue.

Assassinat de Samuel Paty : l’élève à l’origine du drame avoue avoir menti

Samuel Paty était déjà mort pour rien. Preuve est désormais faite qu’il est mort à cause d’un mensonge, celui d’une collégienne de 13 ans. Selon les informations du Parisien, Z. Chnina, l’adolescente à la source de la polémique ayant conduit à la mort de Samuel Paty a reconnu devant le juge antiterroriste qu’elle n’avait jamais assisté au cours sur la liberté d’expression.

La jeune fille du collège du bois d’Aulne avait en fait été exclue peu avant le drame pour cause de mauvais comportement, en l’occurrence pour absentéisme chronique. Pour ne pas être mal vu par son père, elle aurait fait semblant d’avoir été sur place le jour du fameux cours de Samuel Paty du 6 octobre intitulé « situation de dilemme : être ou ne pas être Charlie ».

Souvenez-vous, l’adolescente avait raconté que feu l’enseignant avait demandé aux élèves musulmans de lever la main puis de sortir de la classe pour pouvoir montrer plus les caricatures du prophète Mahomet nu extraites de Charlie Hebdo. Ainsi la jeune adolescente avait-elle confié aux policiers de Conflans : « il a affirmé que je perturbais le cours et m’a dit du balai ». Dans le même mouvement, elle déposait plainte contre Samuel Paty pour « diffusion d’image pornographique ».

Avec le recul, nous savons que tout est parti de là. A partir de cette accusation d’islamophobie sur la base d’un faux recensement confessionnel, la polémique a pris sur les réseaux sociaux, notamment via le père de la jeune fille, le fiché S Brahim Chnina – aujourd’hui écroué à la prison de Fresnes pour complicité d’assassinat terroriste -, qui ne cachait ni son comportement violent ni sa volonté de nuire à l’enseignant. Elle a enflé jusqu’à atteindre le terroriste islamiste d’origine tchétchène qui a décapité Samuel Paty.

Selon Le Parisien, Z. Chnina aurait délibérément menti à son père – et par ricochet aux enquêteurs – « pour éviter de le décevoir ». Des explications qui n’auraient rien de farfelues compte tenu des situations de vie parfois difficile des adolescents, si le contexte général du mensonge n’était pas de la plus extrême gravité. Pour l’avocate de la famille du professeur, il faut rester prudent sur ces déclarations et se méfier des explications de circonstance. Comme par exemple celles de l’avocat de Brahim Chnina qui explique sereinement au Parisien que son client a pris du recul et qu’il « fait des cauchemars toutes les nuits ». Pauvre homme !

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