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Fukushima : la catastrophe n’a pas fait augmenter le nombre de cancers Abonnés

ARTICLE. La catastrophe de Fukushima n’a pas contribué à l’augmentation des cancers. C’est la conclusion du comité de scientifique des Nations Unies sur les effets des rayonnements atomiques. Une conclusion qui passera mal pour les détracteurs de cette énergie, qui n’aiment rien tant que de manipuler les peurs, en général au mépris des faits.

Fukushima : la catastrophe n’a pas fait augmenter le nombre de cancers

Fukushima a souffert en 2010. Mais ne souffre plus. Ou tout du moins, pas des conséquences radioactives causées par l’accident. Le comité de scientifique des Nations Unies sur les effets des rayonnements atomiques (UNSCEAR) vient de mettre à jour son rapport de 2013 qui aboutissait déjà à ces conclusions. Le constat est sans appel : aucun impact sur les malformations congénitale et aucune augmentation perceptible des taux de cancer chez les travailleurs. Restait à analyser le cas des cancers de la thyroïde observés chez les enfants les plus exposés à la radioactivité élevée.

Ce point était sans doute le plus sensible à examiner. Car un nombre significativement plus important de cette pathologie avait été détecté chez les enfants testés après la catastrophe. Mais les experts ont conclu que cette augmentation était en réalité liée aux méthodes de détection. Pour se livrer à cet exercice, les experts avaient utilisé un matériel de détection plus à la pointe que la moyenne des instruments adoptés conventionnellement. Entre 2011 et 2015, 116 cas avaient alors été relevés. Un chiffre et une tendance, que les médecins ont également détectés dans trois préfectures non exposées aux radiations de Fukushima, en utilisant le même matériel de pointe.

Ces résultats ne surprennent guère. En 2005, l’ONU estimait à 4 000 le nombre de personnes décédées des suites des trop longues expositions aux radiations lors de l’accident de Tchernobyl. Pas assez pour l’association Sortir du nucléaire, qui relayait le chiffre fantasmé d’un million de morts. Concernant Fukushima, ces mêmes associations s’évertuent à mélanger les morts du tsunami, et ceux de la centrale, afin d’en gonfler artificiellement le nombre. Pourtant, le comité de scientifique des Nations Unies avait conclu dès 2013 qu’il n’y avait pas eu d’augmentation des cancers, contrairement à ce que voulait la légende urbaine. Une légende relayée notamment par le journal Lepoint qui évoquait en 2017, “1 700 cancers mortels directement liés à la catastrophe nucléaire”.

Contrairement à la catastrophe de Tchernobyl, l’UNSCEAR note que les autorités sanitaires locales, en évacuant rapidement les populations environnantes, ont fait preuve d’une réactivité propice à réduire l’exposition aux radiations. Un constat partagé par les dix-huit États membres et les plus de 80 experts qui ont contribué à cette évaluation. Elle est la résultante de l’analyse des trois livres blancs (2015, 2016, 2017) d’évaluations périodiques de la situation à Fukushima, ainsi que de la mise à jour des connaissances scientifiques ces deux dernières années. Pour la représentante allemande de l’UNSCEAR, Anna Friedl, si Fukushima est bel et bien une catastrophe, “ce n'est pas une catastrophe radiologique” (comprendre : liée au nucléaire en tant que tel).

Le nucléaire, si décrié, serait-il donc un moins dangereux que ce que veulent bien faire croire leurs détracteurs ? La catastrophe de Tchernobyl prouve que si le danger mortel est indéniablement réel, l’analyse des conséquences de Fukushima démontre que, plus que le nucléaire, ce sont les actions humaines qui sont les plus déterminantes pour diminuer la mortalité. Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’une nouvelle rassurante, qui prouve que le nucléaire a bel et bien un avenir. Une vérité dur à avaler pour les militants anti-nucléaire qui se sont livrés hier. àun bel exercice de propagande, continuant à associer le nombre de victime du Tsunami à ceux de la centrale.

Quant à la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, qui appelle de ses vœux la diminution à marche forcée du nucléaire en France, étonnamment, il n’y a pas eu de réaction publique à mettre à son compte. On ne doute pas un instant qu’il s’agisse d’un malencontreux oubli qui sera réparé ces prochaines heures…

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