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Droit de réserve : un gendarme ne devrait pas dire ça… Abonnés

DÉBAT. Le capitaine de gendarmerie Hervé Moreau a écopé d’un blâme de la ministre des Armées pour avoir dénoncé, dans un livre, l’explosion de la violence, y compris dans les campagnes, et le laxisme judiciaire. Lanceur d’alerte ou officier déloyal ? C’est le débat de ce dimanche.

Droit de réserve : un gendarme ne devrait pas dire ça…

5.000. C’est le nombre d’exemplaires de son livre Vérités d’un capitaine de gendarmerie, édité à compte d’auteur, que le capitaine de gendarmerie Hervé Moreau a déjà vendu. Dans cet ouvrage, il révèle, par une enquête de terrain, l’ampleur de la délinquance en France depuis son expérience à la gendarmerie de Beaune, en Bourgogne. En réponse à cette rupture du droit de réserve, la ministre des Armées Florence Parly a adressé un blâme – une des sanctions les plus sévères – au capitaine.

Le livre décrit sans concession « crimes, agressions, violences familiales, trafics de stupéfiants, pillages (…) » en plein cœur de la Bourgogne, qui prend des airs, au fil des années, de cité sensible. Surtout, l’analyse du capitaine est particulièrement acerbe...

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