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Sport : l’Assemblée nationale autorise les transgenres à concourir contre les femmes Abonnés

ARTICLE. Mercredi, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture un amendement qui permettra aux femmes transgenres (nées hommes) de concourir dans des compétitions sportives féminines. Cette mesure purement idéologique pourrait signer l’arrêt de mort du sport féminin.

Sport : l’Assemblée nationale autorise les transgenres à concourir contre les femmes
Publié le 20 mars 2021

Ce mercredi 17 mars, l’Assemblée nationale a débattu des amendements de la proposition de loi visant à « Démocratiser le sport en France ». Parmi les centaines d’amendements soumis dans le cadre de cette proposition de loi, un sous-amendement adopté par l’Assemblée est particulièrement notable puisqu’il « vise à offrir les mêmes garanties de protection aux personnes transgenres dans l’accès à la pratique sportive que celles déjà offertes aux femmes ».

C’est en tout cas ce que dit l’amendement n°370 qui ajoute à la proposition de loi les termes suivant : « La loi favorise un égal accès aux activités physiques et sportives, sans discrimination fondée sur le sexe, le genre, l’orientation sexuelle, l’âge, le handicap (…) ». Or, cet amendement a été lui-même modifié par le sous-amendement n°451 qui substitue aux mots « le genre », les mots « identité de genre ».

En d’autres termes, ce charabia tout droit sorti d’une licence américaine de gender studies veut dire que les hommes qui se « sentent » femmes pourraient concourir dans les compétitions sportives féminines, que ce soit au tennis de table… ou en boxe anglaise.

Et le porteur de ce sous-amendement, Raphaël Gérard, député LREM de Charente-Maritime, s’est félicité, sur Twitter, de son adoption en première lecture par l’Assemblée: « Je salue l’adoption de mon amendement qui consacre le principe d’égalité d’accès des personnes #trans dans la pratique sportive ! (…) Si la participation des sportifs #trans aux compétitions fait aujourd'hui débat au niveau international, des leviers peuvent être identifiés au plus proche du terrain pour développer la pratique amateure. »

Même chez les féministes les plus militantes, mettre sur le même plan femmes et personnes transgenres, surtout dans le domaine du sport, fait débat. Marguerite Stern, activiste féministe et ancienne membre des FEMEN dénonce ainsi cet amendement qu’elle considère comme « un crachat jeté au visage des femmes ». Elle ajoute que « les femmes ont dû batailler pour avoir le droit de pratiquer certains sports. La non mixité est la garantie du fait de pouvoir pratiquer ces sports-là sereinement et en toute équité. Femmes et hommes ne sont pas constitués de la même façon biologiquement ».

Or, pour tout une frange des théoriciens du genre, la nature est une illusion (« la nature n’existe pas », disait la sociologue féministe Christine Delphy) et le genre précède le sexe. Sauf que dans un round de boxe, le réel dit le contraire. Et Marguerite Stern l’a très bien compris quand elle ajoute : « Que se passe-t-il demain si Christophe Lemaitre (ndlr : record de France masculin du 100m et 200m) déclare qu’il est une femme ? Les femmes seront-elles condamnées à ne jamais monter sur les podiums des 100 et 200m féminin ? »

À titre d’exemple, puisqu’il faut désormais expliciter des évidences de bon sens, Fallon Fox, combattant américain transgenre de MMA a, dans un combat en 2014, infligé à son opposante Tamikka Brents « une commotion cérébrale, une fracture osseuse orbitaire et sept agrafes à la tête » dès le 1er tour. Mme Brents a par la suite déclaré : « J'ai combattu beaucoup de femmes et je n'ai jamais ressenti la force que j’ai ressentie dans le combat cette nuit-là (…) Je ne me suis jamais sentie aussi accablée ».

Autres exemples pêle-mêle : Rachel McKinnon, canadien transgenre, qui a commencé le cyclisme en 2017 et qui est devenu championne du monde en cyclisme sur piste en 2018 avant d’établir un record du monde en 2019. Ou encore Mary Gregory, homme haltérophile qui s’identifie comme une femme, et qui a battu quatre records du monde à une compétition féminine « 100% Raw Weightlifting Federation » aux États-Unis en 2019.

Il ne s’agit ici que d’une première lecture. L’amendement n’en est qu’au début de son parcours de validation législative et la navette parlementaire pourrait changer la donne. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un véritable symbole du délire qui s’est emparé des élites auto-proclamées de ce pays sous couvert de bienveillance et d’égalitarisme abstrait.

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