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Instruction et éducation : transmettre et retrouver du sens Abonnés

OPINION. En même temps qu’elle se technicise, l’école peine de plus en plus à transmettre la culture et les connaissances fondamentales. Il est plus que jamais urgent que l’Éducation nationale retrouve du sens et redéfinisse son rôle.

Instruction et éducation : transmettre et retrouver du sens

Pour commencer, ce questionnement : est-ce la société qui détermine l’école ou l’école qui détermine la société ? Selon vous, qu’est-ce que devrait être ou ne devrait pas être l’école de demain ? Bien vaste question ! Je vais orienter ma réflexion selon deux interrogations.

Qu’est-ce que la réussite scolaire ?

Le discours sur l’éducation tournent régulièrement autour de la notion de « réussite scolaire ». Qu’entend-on au juste par là ? Trois exemples pour amorcer une réflexion, bien que je confesse ne pas avoir de réponse.

X n’a pas suivi une filière dite « longue ». Il s’est orienté vers une formation professionnelle, disons pour être concret, de menuisier ébéniste (via l’éducation nationale ou pas). Il a terminé l’acquisition des compétences « sur le tas ». Il est aujourd’hui à la tête d’une petite entreprise qui marche bien et qui embauche. Ce n’est pas utopique. Je peux citer des noms.

Y qui avait du goût et une certaine « aptitude pour les études ». Il s’est investi dans ce qui l’intéressait. Titulaire d’un niveau bac + 5, il n’a trouvé aucun travail correspondant à ses compétences et erre aujourd’hui de petit boulot en petit boulot.

Z était très brillant. Il a intégré un cursus ultra sélectif. Il voulait être chercheur. Déçu par les perspectives qu’on lui offrait en France, il est parti à l’étranger.

Dans quel cas peut-on considérer qu’il y a eu réussite scolaire ? On serait tenté de dire dans le troisième, celui de Z. Mais c’est un réussite pour qui ? Sûrement pas pour la France. À moins que notre vocation consiste à former les élites des pays étrangers ou les contingents d’ultra diplômés au service des sociétés transnationales. Et qu’en est-il de X ? Peut-on dire dans son cas qu’il y a eu échec scolaire ? Si on répond par l’affirmative, qui le dit ? Au nom de quels critères ? Avec quel regard sur ce parcours ?

Ce que l’école transmet

Notre système d’éducation est national. C'est-à-dire que les enseignants sont payés par l’État et que les programmes ont l’aval de l’État. Il y a une quarantaine d’années, le système français d’enseignement était considéré comme un des meilleurs au monde. Quelle dégringolade depuis… Et nous n’arrêtons pas de reculer dans les classements internationaux. Aujourd’hui, certains de nos bacheliers écrivent moins bien, lisent moins facilement, comptent moins bien que nos arrière-grand-parents, qui n’avaient que le certificat d’études. Mais que s’est-il passé ? Pourquoi l’école de la République, qui a eu à coeur de former des citoyens sachant lire écrire et compter, disposant d’un bagage historique et littéraire de base, pourquoi cette République semble-t-elle avoir aujourd’hui abandonné ces objectifs ?

J’ai une idée là-dessus mais ce n’est qu’une opinion personnelle. L’instruction gratuite, laïque et obligatoire, du XIXème siècle et de la première moitié du XXème a poursuivi un double objectif : il fallait d’une part arracher les élèves à un enseignement catholique, souvent de qualité, d’où la nécessité d’avoir certaines exigences, et d’autre part, assurer la promotion de l’enseignement public, dans une période de développement économique et industriel. Est alors advenue la nécessité de former des fonctionnaires capables d’administrer le territoire français mais aussi les colonies, et de faire rayonner la culture française à travers le monde. Les deux derniers objectifs n’existent plus. Quels seraient donc aujourd’hui les objectifs de l’État en matière d’éducation ? De quoi l’État a-t-il besoin ?

Dans les pays occidentaux actuels, le pouvoir économique et financier impose sa loi au pouvoir politique, qui semble avoir perdu la main. Dans ce contexte, a-t-on besoin de gens pourvus d’une solide culture générale ? Sûrement pas. On risque d’en faire des contestataires. Je choque beaucoup de gens en disant que l’actuel pouvoir économico-financier a besoin d’abrutis dociles qui consomment.

Il est donc logique que l’enseignement ait renoncé à sa mission d’instruction pour devenir du formatage des esprits. Il lui reste juste à former les techniciens dont les entreprises auront besoin. Les entreprises finiront d'ailleurs ce que l’éducation nationale n’aura pas fait. C’est là que les intérêts économico-financiers et le gauchisme culturel ont uni leurs forces pour avancer dans la même direction : celle de la déconstruction. Culture générale inutile pour les uns, culture « fasciste » pour les autres…

Si le jour où 20 % des individus seront capables de produire ce dont les 80 % d’autres ont besoin arrive, il n’y aura plus qu’à distribuer un « revenu universel »… Quelle sera alors la mission de l’école pour ces 80 % ? Apprendre à être chômeur ?

« O wonder

How many goodly creatures are there here !

How beauteous mankind is ! O brave new world

That has such people in’t ! »

On peut m’objecter que dans le contexte que je viens d’évoquer, on ne voit pas bien comment on pourrait former les élites dont le pays aura toujours besoin. C’est un faux problème car il existera toujours quelques établissements publics ou privés haut de gamme, où les ploucs - François Hollande les appelle « les sans-dents » - n’auront aucun moyen d’accéder.

A-t-on des statistiques sur le nombre de nos politiciens, tous bords confondus, qui envoient leur progéniture dans les établissements où on met en œuvre leurs préconisations en matière d’enseignement ?

Mais il ne faut pas désespérer. Quelques individus plus chanceux que les autres réussiront toujours à passer à travers les mailles du filet, pendant que le système médiatique fera son travail… On les montrera en exemple, on les mettra bien en pleine lumière, surtout s’ils sont issus de la « diversité », pour faire croire au bon peuple que chacun a sa chance. Nicolas Sarkozy a même imaginé la « discrimination positive ». On progresse... Il est vrai que le concept vient des Etats Unis. Mais bon.

On voit qu’il est très difficile de réfléchir sur ce que devrait être une éducation de qualité car le problème de l’enseignement est un problème politique. Et c’est bien pour cela que la situation est bloquée.

Ce que devrait être un enseignement de qualité

Pas sûr que les élites en place aient envie de réfléchir là-dessus. Certes, la classe politique, par médias interposés, n'arrête pas de nous parler de réussite scolaire et d’ascenseur social. Peut-être bien dans le but d’endormir les gens et de ne pas avoir à reconnaître que ni l’une ni l’autre n’existent et que les élites se soucient fort peu de les voir exister.

D’ailleurs, il faudrait commencer par examiner de façon critique ces deux notions. Est-ce que « l’ascenseur social », comme ils disent, entendu comme volonté de s’élever à un niveau de richesse et de prestige plus élevé que celui de nos parents est vraiment ce vers quoi il faudrait nécessairement tendre ? Est-ce que cela a un sens ? Si je reprends ces propres termes, « une éducation de qualité doit être refondée, répondant aux besoins cardinaux lire écrire, compter et penser. »

Il y a tellement de résistances à un enseignement de qualité qu’on aurait plus de chances de progresser en attaquant de façon partielle et biaisée. La force des gens qui réfléchissent encore dans ce pays, c’est qu’ils ont en face d’eux des élites de plus en plus incultes qui ne verront pas forcément venir les coups... Il faut retourner contre elles la tactique des « petits pas ».

Le système politico-économique actuel jugera utile de promouvoir les compétences technico-scientifiques dont il a besoin. Certes, les cadres ainsi formés iront grossir les contingents de salariés nomades, passant d’un pays à un autre, qui se sentiront plus proches d’un citoyen de Singapour ou de Hong-Kong que des habitants de leur propre pays. Mais ce même système jugera inutile de fournir à ces cadres une culture générale. À quoi bon ? Une pseudo-culture de masse suffit. C’est d’ailleurs plus sûr.

Savoir compter et écrire

Dans ce domaine, on ne prend pas de gros risques en disant qu’il faut réformer le système actuel. Le niveau des gens est devenu tel qu’il pose même des problèmes aux entreprises. Mais c’est sur les méthodes que les désaccords arrivent. L’idéologie a fait son œuvre… Pour moi, la bonne méthode c’est celle qui donne des résultats. Ce n’est apparemment pas le cas des méthodes utilisées aujourd’hui. La compétence « savoir écrire » suppose la maîtrise de l’orthographe, de la syntaxe et d’un vocabulaire pas trop succinct. Vaste programme déjà. L’enseignement actuel de l’orthographe fait trop appel à la mémoire visuelle alors qu’il faudrait enseigner l’orthographe comme système globalement cohérent et logique.

L’enseignement actuel de l’orthographe n’est que le prolongement de la méthode globale d’apprentissage de la lecture. Ceux qui protestent contre la méthode globale se font régulièrement traiter de crétins anachroniques. La méthode globale ne serait plus utilisée. De qui se moque-t-on ? C’est jouer sur les mots. La méthode actuellement utilisée est une méthode semi-globale, présentée comme plus efficace qu’une méthode syllabique. Le problème est que les enfants qui ont appris avec cette méthode ont ensuite les mêmes réflexes que ceux qui ont appris avec une méthode globale. Ils n’ont pas le réflexe de décomposer les mots et prennent facilement un mot pour un autre… Je crois savoir que cette méthode globale avait été proposée comme alternative à ceux pour qui la méthode syllabique ne convenait pas. Pourquoi ne pas en être resté là ?

Et pour que les élèves accordent correctement les mots et s’expriment mieux, il faudrait commencer par leur enseigner la grammaire traditionnelle, ce qu’on ne fait presque plus. La hiérarchie de l’Éducation nationale y veille. Alors, comment s’en étonner ? C’est toute l’opposition entre une pédagogie « d’imprégnation » et une pédagogie plus analytique qui a longtemps eu cours. On a pris des conclusions de « chercheurs » en sciences cognitives pour des vérités intangibles qu’on a imposées à tout le monde et dont on refuse de voir les insuffisances. À quand le retour à un minimum de bon sens ? Il est vrai que ce dernier n’a pas bonne presse par les temps qui courent...

Dans le même ordre d’idées, l’abandon de l’étude des langues anciennes a fait que, pour la plupart de nos contemporains, les mots n’ont plus d’identité, de visage. On m’objectera qu’on n’a plus le temps d’apprendre ces langues. C’est discutable. Un temps très important n’est pas nécessaire si la méthode d’enseignement est efficace. Même chose pour l’orthographe.

Et pour enfoncer le clou : la littérature pour la jeunesse. On n’arrête pas de dire qu’il faudrait que les jeunes lisent davantage. Alors, les maisons d’édition multiplient les titres. C’est un bon créneau commercial et, avantage supplémentaire, une part non négligeable de ces titres contribue moins à l’éducation qu’au formatage des esprits.

Pour que les jeunes lisent, on a peur de les décourager. Il faut donc se mettre à leur portée, ce qui fait que le vocabulaire et la syntaxe sont de plus en plus pauvres. On fait une large place à la langue parlée. Et comme si tout cela ne suffisait pas, on a imaginé quelque chose de diabolique : la quasi-totalité des récits sont rédigés au présent au prétexte que le passé simple est trop difficile.

Or, la maîtrise du passé simple, c’est l’accès ultérieur à la littérature. Il est archi faux de dire que l’utilisation de ce temps est trop difficile. J’ai pu observer que de jeunes enfants à qui l’on avait pris l’habitude de lire des récits au passé utilisaient spontanément le passé simple pour raconter ce qui leur était arrivé dans la journée (pas à bon escient dans ce cas précis, d’accord. Mais au moins ce temps leur était familier).

Savoir lire et savoir penser

Savoir lire, c’est déjà plus compliqué. Cela renvoie à des compétences très différentes. Ce peut être avoir de l’aisance dans une lecture cursive et être capable de rendre compte du sens littéral de ce qu’on a lu. Savoir lire un texte, c’est aussi être en mesure d’en repérer la construction, l’écriture ainsi que les référents culturels auxquels il renvoie. Cette capacité suppose déjà une culture générale autour du texte en question.

Les choses se corsent encore avec « savoir penser ». On ne pense pas dans le vide. On pense au sein et à partir d’une culture donnée. Pour cette raison, je suis pour une écologie des cultures et des civilisations qui constituent la richesse commune de l’humanité. Notre culture n’a pas de valeur absolue. Elle n’est pas supérieure ou inférieure à telle ou telle autre. Mais c’est la nôtre. Nous n’avons pas à l’imposer à d’autres cultures mais d’autres cultures n’ont pas non plus à nous imposer la leur.

Apprendre à penser, c’est ce que des générations de gens, cultivés ou moins cultivés, ont essayé de faire avant nous. D’où la nécessité de transmettre ces réflexions, les difficultés, les avancées des générations qui nous ont précédé. Ce n’est qu’en nous appropriant notre héritage culturel que nous pouvons apprendre à penser. Penser en occidental, certes. Mais c’est à partir de l’approfondissement de notre propre culture que nous pouvons appréhender celle des autres dans leur altérité, parfois radicale, mais aussi dans leur richesse et leur complexité. Et peut-être l’universel, s’il existe.

Le dialogue entre les cultures est source d’enrichissement. Par contre, dans la société multiculturelle qu’on veut nous imposer, il faut éviter les frictions, les sujets qui fâchent… Pour cette raison, je pense que le multiculturalisme tend vers un consensus où la culture est réduite à son plus petit dénominateur commun. Donc, ce qu’on veut nous présenter comme un enrichissement et une ouverture d’esprit constitue au contraire un appauvrissement réciproque.

Ajoutons que la maîtrise de la pensée passe par la maîtrise de la langue à travers laquelle elle est exprimée. On ne pense pas en français comme on pense en anglais. Appauvrir une langue, c’est appauvrir la pensée qui va avec. Quand on veut détruire une culture, on commence par détruire la langue qui lui sert de support.

Apprendre à penser passe donc par la transmission d’une culture générale. Mais qu’est-ce que la culture générale ? Pendant longtemps on a entendu l'histoire, la littérature, voire la philosophie. Aujourd’hui, on y engloberait une partie des sciences dites « humaines ». Si la culture générale est ce qui nous permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons, il faut y inclure l’économie (dont les rouages financiers), un minimum de connaissances juridiques sans oublier, dans la culture artistique, l’acquisition de l’aptitude à décrypter les images (trop souvent utilisées contre nous, à notre insu).

Pourquoi des connaissances juridiques ? Est-ce incongru ? Parce que le droit anglo-saxon n’est pas notre droit continental, issu du droit romain. Peu à peu, le droit anglo-saxon avance ses pions chez nous (la tactique des « petits pas »), risquant de modifier en profondeur les rapports sociaux sans que personne ne s’en soucie. Et je pense que beaucoup de nos politiques ne voient même pas venir les coups, faute de culture juridique.

Ce qu’englobe la culture générale devient très vaste et on peut m’objecter que l’école n’arrivera jamais à tout transmettre. Oui, mais ce n’est pas si sûr car cela dépend de ce qu’on met dans les programmes et de la manière dont on enseigne. D’autre part, en dehors de l’école, des structures pourraient continuer à dispenser une culture en direction des adultes. L’Université populaire de Michel Onfray en était un bel exemple. Le pouvoir politique a attaqué cette structure, mais elle n’était pas la seule possible.

Le rôle de l’école en culture générale serait alors d’éveiller l’intérêt, de fournir de grands repères et d’apprendre à apprendre. En littérature, savoir comment interroger un texte, savoir le situer dans un contexte, cela s’appelle savoir lire. Quand on commence à savoir lire, on peut aller vers des textes autres que ceux qui ont été étudiés à l’école.

Il faut arrêter de vouloir partir du vécu des élèves pour construire des programmes. Il faut arrêter de vouloir toujours se mettre à leur portée. Il faut examiner les grandes étapes de la culture dans un ordre chronologique quand c’est possible et combattre la disparition de toute chronologie.

En histoire, il faudrait rétablir des repères chronologiques clairs et faire preuve d’un minimum d’honnêteté intellectuelle dans l’élaboration des programmes. L’histoire de la France n’ a pas commencé en 1789. Le règne de Louis XIV, capital pour comprendre l’évolution ultérieure de la France est réduit à un presque rien où on raconte que ce roi était un affreux dictateur qui affamait son peuple… Le Moyen Âge européen, présenté comme une période d’obscurantisme, de superstition, d’inquisition, a été une grande civilisation, très différente de la nôtre, certes, mais dont nous sommes les lointains héritiers, que nous le voulions ou non.

En littérature, il faut revenir aux classiques, ces textes qui ont franchi les siècles et qui ont encore quelque chose à nous apprendre. En France, cela commence avec « la Chanson de Roland », un texte d’une extrême richesse qui soulève des questions encore très actuelles. Il ne s’agit pas, au premier degré, de l’affrontement entre chrétiens et musulmans, bien évidemment. La portée du texte est tout autre.

L’histoire et la culture européennes ne sont pas celles du monde entier. Il faut bien sûr en prendre conscience. Dans ce but, on a éliminé des programmes d’histoire des pans importants de l’histoire européenne pour introduire celle d’autres civilisations. Avec le résultat que nos élèves ne maîtrisent ni l’une ni l'autre… Ce n’était apparemment pas la bonne méthode.

La formation professionnelle

En France, l’artisanat se porte plutôt bien. Nous avons des savoir-faire que nous sommes presque les seuls à posséder en Europe. Certains de ces savoir-faire, sur le point de disparaître, sont parfois pris en charge par des associations.

Actuellement, on oriente vers des formations professionnelles (là où il y a de la place) les élèves en situation d’échec scolaire. Beaucoup de parents refusent une filière professionnelle car ils ont l’impression d’envoyer leurs enfants à « l’abattoir ». Je suis pour des filières professionnelles sélectives (un gros mot) et d’excellence, ce qui permettrait d’offrir une perspective valorisante à des jeunes à qui l’enseignement général ne convient pas. Tout le monde sait faire quelque chose.

Avec des réserves car je manque de recul et de compétences en la matière, je vous livre quelques idées qu’il serait intéressant de creuser, sans à priori. Dans ces professions se pose le problème de la transmission des savoir-faire, qu’on apprend sur le tas ou qu’on se transmettait autrefois de père en fils. À Guédelon, c’est en essayant de faire qu’on a retrouvé le secret de certaines techniques de construction qu’on ne comprenait pas. Et certains restaurateurs de céramiques anciennes sont parfois plus compétents que des experts de salles des ventes pour identifier une pièce. Les maçons migrants de l’ancienne province de la Marche se transmettaient leur savoir de père en fils. Ils avaient acquis une telle expertise qu’on les appelait dans toute la France pour diriger des chantiers… Et même parfois hors de nos frontières.

D’où ma question : où doit s’arrêter le rôle de l’Éducation nationale ? Si c’est en faisant qu’on apprend, si les savoirs se transmettent au sein de la profession, ce n’est pas le professeur dans sa salle de classe qui est le mieux placé pour transmettre. Qui doit alors prendre en charge la transmission ? Comment ? Comment éviter les dérives ? Je pense que ce sont de vraies questions auxquelles je n’ai pas la réponse.

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