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Analyses
Patrie
Le beau mot de patrie Abonnés

OPINION. Notre abonné est un jeune français patriote de 22 ans. Il nous propose un texte pour défendre l’idée de patrie, aujourd’hui souvent trainée dans la boue et caricaturée par l’idéologie dominante auto-proclamée « progressiste ».

Le beau mot de patrie

Patrie. Ah, le vilain mot ! Toute l’intelligentsia progressiste bien-pensante, ayant pour sacerdoce la pensée unique, la fustige comme étant une abomination. D’autant plus que dans l’étymologie de patrie, il y a le mot père. La figure paternelle est mise au placard. C’est la figure à abattre.

Pourtant, il y a un siècle, les Français connaissaient le sens du mot patrie. Ils avaient le sens de l’honneur. Quel contraste avec notre lâcheté d’aujourd’hui ! Lorsqu’une personne se fait agresser dans la rue, personne ne dit mot. Il y a un siècle, les Français étaient fiers, et leur arrogance était connue à travers le monde entier. Le coq bombait fièrement le torse. La puissance de la France rayonnait aux quatre coins du globe. Tant sur le plan du “hard power”, que du “soft power”. La patrie, c’est une entité supérieure aux intérêts privés des citoyens. Il y a une idée de transcendance qui me vient à l’esprit. Avoir une patrie, c’est la joie d’appartenir à quelque chose de plus grand que soi. C’est le partage d’une Histoire commune.  C’est s’inscrire dans la lignée des héros nationaux, héros du roman national dont on peut être fiers.

À lire ces mots, vous penserez sans doute que je suis un vieil homme nationaliste, fasciste, ringard, voire nazi. À moins que vous n’ayez l’ouverture d’esprit, le recul nécessaire, une certaine objectivité, et qui sait, une once de patriotisme voire de souverainisme. Si c’est le cas, Dieu vous bénisse. À vrai dire, je ne suis qu’un étudiant, un jeune souverainiste de droite décomplexé, âgé de 22 ans.

C’est le progressisme qui détruit la France à petit feu. C’est lui qui interdit la notion de patrie. Le progressisme utilise massivement les réseaux sociaux pour sévir. Je n’aime pas les réseaux sociaux, qui sont anxiogènes, abrutissants et permettent des déferlements de haine. Ce sont des paniers à crabes, et non des plateformes civilisées pour débattre. Tout le monde se marche dessus. Certains se font censurer car ils ont le courage d’aller à l’encontre de la doctrine progressiste, ce cadre de pensée rigide, réducteur et pour tout dire, facile.

Pour être progressiste, il suffit d’accueillir toute nouveauté comme étant une forme de progrès. Et jeter tout ce qui est ancien. Ce qui est ancien est naturellement mauvais. Les progressistes n’ont que faire de notre héritage collectif. Être progressiste ? Rien de plus facile ! Suffit d’être un bon perroquet. Quoique, il faut aussi être un mouton. Donc si je poursuis mon raisonnement, il faudrait être un mouton avec une tête de perroquet, pour pouvoir répéter ce que racontent les médias “mainstream” à longueur de journée. Quant à moi, je suis plutôt un coq.

Notre patrie est livrée en pâture aux technocrates non élus de l’UE par un président qui prétend qu’il n’y a « pas de culture Française ». Quelle monstruosité ! Notre culture est pourtant admirée à travers le monde. Sa gastronomie, son vin, son Histoire, son art de vivre, sa mode... Emmanuel Macron me fait penser à « Napoléon le petit », critiqué pour ne pas dire ridiculisé par Victor Hugo. Il est imbu de lui-même et se lave les mains de la volonté du peuple. Il sacrifie la souveraineté du peuple Français sur l’autel de la bureaucratie Bruxelloise. Il traite les gilets jaunes, qui ont du mal à joindre les deux bouts, de “gaulois réfractaires”. Il méprise les honnêtes gens des campagnes, qui ont l’attachement charnel à la terre. Sous les dorures d’une République à la merci de la commission européenne, il poursuit son œuvre de déconstruction de la France.

Mais je ne perds pas espoir. Par opposition aux présidents ayant succédé au général De Gaulle, la France a eu de grands dirigeants et des figures providentielles telles que : Jeanne d’Arc, Saint-Louis, Louis XIV, Richelieu, Charlemagne, Clovis, Napoléon et bien entendu le général en personne. Ce qui veut dire qu’il y a toujours une chance pour qu’un homme ou une femme s’élève, et unifie le pays autour d’un véritable projet, d’un destin commun. Être Français, c'est une chance. Arrêtons ce "french bashing" permanent. Arrêtons l'auto- flagellation. Arrêtons d’assister, impassibles, au reniement de notre belle culture.

« Il ne peut y avoir de France sans la grandeur » écrit le général dans ses Mémoires. Il serait  grand temps de rendre sa grandeur à la France.

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