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Quand Pepita refuse le business racialiste des bobos parisiens Abonnés

ARTICLE. A en croire "Quotidien", l'ex-animatrice de télévision Pepita aurait été, dans les années 90, victime de racisme à l'antenne. Problème: personne au sein de la rédaction de l'émission de TMC n'a songé à lui a demander son avis avant de formuler ces terribles accusations.

Quand Pepita refuse le business racialiste des bobos parisiens

Pepita est furieuse. Et le fait savoir. Furieuse de voir ressurgir d’anciennes images d'elle diffusées sans qu'on ait même pensé à reccueillir son commentaire. Furieuse de se voir présentée en victime emblématique de la mysogynie et du racisme anti-noir.

L'affaire remonte à mardi dernier. Ce jour-là, Étienne Carbonnier, journaliste pour "Quotidien" (TMC), diffuse dans l'émission "Canap 95", sur la même chaîne, des extraits du jeu télévisé "Pyramide" (France 2) datant d'il y a 25 ans. On y voit Pepita en proie à des remarques plus sexistes et racistes les unes des autres. La jeune femme y est qualifiée de “pulpeuse”, puis comparée à un "chimpanzé”. Une séquence qui met profondément mal à l’aise.

Mais quelques jours plus tard, Pepita s’insurge: ”En choisissant ces images, ils se sont complètement trompés de cible, lance-t-elle dans Le Parisien. S’il y a un endroit où je n’ai jamais vécu le manque de respect, la misogynie ou le racisme, c’est sur le plateau de Pyramide.”

Mais alors, ces images? Cette comparaison plus que douteuse avec un chimpanzé? Pepita replace les faits dans leur contexte: “On en avait plaisanté avant de prendre l’antenne (…) C’est même moi qui, en coulisses, avais dit «On dirait moi!». On a décidé de la faire en plateau, c’est tout”. Toujours furieuse, l’animatrice attaque frontalement l’émission de TMC: “Les personnes qui m’ont humiliée, ce sont celles de "Canap 95" (…) Ils m’ont fait passer pour la Noire qui subit le racisme, qui n’a pas eu le choix pour avoir un travail… On va où là? Qui sont-ils pour parler à ma place?”

Hier soir, interviewée par téléphone par Cyril Hanouna dans "Touche pas à mon poste" (C8), Pepita n’avait pas décoléré: “C'est moi qu'ils ont salie! S'ils avaient été honnêtes, ils m'en auraient parlé.” Et d'ajouter: ”Si j'avais été prévenue, je leur aurais mis une droite. Je leur aurais dit: si vous me montrez je vous bouffe… Je vous démolis!"

Une fureur qui s'explique par le calvaire subi depuis quelques jours par le co-animateur de "Pyramide", Patrick Laffont, comme le rapporte Nicolas Pernikoff, chroniqueur de l’émission de C8 : “Toute sa famille (de Patrice Laffont - NDLR) se fait insulter sur les réseaux sociaux depuis ce buzz, ses enfants, Axelle, Fabrice.

Ce soir-là, la championne du différentialisme à l'américaine Rokhaya Diallo était également présente sur le plateau de C8. Il suffisait de voir son attitude et son visage, fermé, cassant, pour comprendre l’état de sidération qui la saisissait. Le logiciel de la jeune activiste venait de boguer: une supposée victime de "racisme systémique" s’insurgeait contre ceux qui prétendaient la défendre, et qui en réalité l’instrumentalisaient.

Ce matin encore, Rokhaya Diallo évacuait sa frustration sur Twitter : “Que tant de personnes soient soulagées en 2021 d’entendre une femme noire dire qu’elle n’a ressenti ni racisme ni sexisme en 1995 (comme si ça invalidait de manière définitive toute critique féministe/antiraciste) en dit long sur l’étendue du déni”. Un tweet liké plus de 3 000 fois en deux heures.

Pour les apôtres du wokisme, Pepita est ainsi devenue génante. Les insultes fusent désormais contre elle dans le camp des obsédés de la race: “nègre de maison”, “bounty”…  Peut-on qualifier de progressistes des personnes qui exigent le silence quand une victime, une femme, une “racisée” s’exprime, et qui refusent à Pepita le droit de parler dès lors qu'elle ne partage pas leur avis?

Les masques tombent: décidément, les misogynes, les racistes, les intolérants ne sont pas forcément ceux auxquels on pense.

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